Conduite d'engins : être en règle... et en sécurité !
La MSA Haute-Normandie et plusieurs caisses locales de Groupama ont organisé une réunion d'information sur la conduite d'engins le 22 mai à Bacqueville-en-Caux à l'approche des chantiers d'été.
La MSA Haute-Normandie et plusieurs caisses locales de Groupama ont organisé une réunion d'information sur la conduite d'engins le 22 mai à Bacqueville-en-Caux à l'approche des chantiers d'été.
Ma fille peut-elle conduire le tracteur ? Et mon père, peut-il conduire le quad ? Et mon voisin ? À quelle vitesse peuvent-ils rouler avec la remorque ? Le télescopique sur la route, c'est autorisé dans quelles conditions ? Quel permis faut-il pour atteler une remorque immatriculée à ma voiture ? Autant de questions qui ne sont pas nouvelles, mais auxquelles tout le monde n'a pas les réponses. Voilà pourquoi la MSA Haute- Normandie, en partenariat avec les caisses locales Groupama de Dieppe, Val-de-Scie et Fontaine- Luneray, a organisé une réunion d'information le 22 mai à Bacqueville-en-Caux.
Réunion à laquelle, malgré une météo plus propice aux travaux des champs, une vingtaine de personnes a participé. "Cela nous a paru pertinent de nous pencher sur cette question, car nous approchons des grands chantiers de l'été. Et avec eux, il y a l'accueil de saisonniers, la particularité des convois... ", explique Anne-Laure Van Elslande, présidente de la caisse locale Fontaine-Luneray de Groupama, et par ailleurs élue à la MSA. "Et puis nous avons sur les routes des tracteurs qui vont de plus en plus vite..."
Prendre le temps de former les jeunes
Avec des engins puissants et lourds, un point de réglementation et de sécurité n'a donc rien de superflu. 10 % des accidents du travail dans le secteur agricole sont liés à l'utilisation d'engins roulants. Et bien souvent, ils concernent les plus inexpérimentés. "Il est très important de passer du temps à former les conducteurs avant de leur confier une machine", insiste Antoine Chaidron, conseiller en prévention à la MSA. Faire le tour du poste de pilotage, mais aussi pointer les risques spécifiques à chaque matériel et les points de vigilance qui y sont liés.
Comment se comporter sur la route, au travail, en stationnement... ? Mais aussi comment gérer l'attelage ou le dételage, ou comment gérer une panne ou un dysfonctionnement ? Des questions qui peuvent paraître "bateaux", mais qui sont essentielles à soulever. "Ne pas intervenir sur une machine en fonctionnement, cela paraît évident. C'est la base. Et pourtant cela cause encore beaucoup d'accidents, souvent graves", poursuit le conseiller. "Les messages, tout le monde doit s'en emparer, les répéter, et même les marteler."
Ceinture de sécurité et téléphone portable
Et ce qui vaut pour un apprenti ou pour son enfant... Vaut aussi pour soi-même. S'il est strictement interdit par la loi de confier la conduite d'un engin non équipé de ceinture de sécurité à un mineur (sur la route comme aux champs), "il est aussi obligatoire pour n'importe quel conducteur d'utiliser cette ceinture sur la route, dès lors que le véhicule en est équipé", insiste Thierry Morel, chargé de prévention chez Groupama. "C'est essentiel, insiste Antoine Chaidron. C'est l'association de la ceinture et de l'arceau anti-renversement qui assure la sécurité. On connaît trop souvent des accidents dramatiques où le conducteur est éjecté de son siège et se retrouve écrasé par la cabine qui était censée le protéger."
Le partage de la route est aussi un élément important. Avec pour chaque situation ses règles. "Il ne faut jamais oublier que cette complexité existe, parce que l'activité agricole bénéfice d'aménagements dérogatoires", rappelle Antoine Chaidron. Il n'en demeure pas moins que certaines règles sont universelles : pas de téléphone au volant, ni oreillettes, ni casques audio ! À moins de vouloir écoper de 135 euros d'amende... Ou pire, de provoquer un accident.•