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N°2121 (21)

27 mai 2021 | Semaine 21 2121

N°2120 (20)

20 mai 2021 | Semaine 20 2120

N°2119 (19)

13 mai 2021 | Semaine 19 2119

N°2118 (18)

06 mai 2021 | Semaine 18 2118
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L'édito

Le Grand Rendez-vous.

Privés de la version « classique » du Salon de l’agriculture, les organisateurs ont souhaité malgré tout, proposer une version différente pour « mettre à l’honneur le travail quotidien des agriculteurs, producteurs qui depuis toujours et au plus fort de la crise sanitaire montrent un engagement sans faille pour assurer une alimentation de qualité ». En point d’orgue de cette semaine de l’agriculture, sera proposé un grand rendez-vous le 18 mai, avec des tables rondes autour de la question centrale de la souveraineté alimentaire et un temps d’échanges avec le président de la République, en personne. Cette implication présidentielle, certes à distance, témoigne, nous dit-on, de l’engagement du chef de l’Etat sur cette thématique, redevenue au fil de la crise, essentielle aux yeux de tous. On ne peut que se féliciter de cette initiative et du temps, certes compté, consacré par le président de la République à cette question. Nous avons des tonnes de question à lui poser sur l’ambition réelle de la France et de l’Europe même, pour ses producteurs. Il nous semble que la question de la souveraineté alimentaire pose d’abord celles de la production, de la pérennité des exploitations, du revenu des producteurs. Et nous savons, sur ces sujets, que la voie qui nous est proposée, pour ne pas dire imposée, ne nous paraît pas être la meilleure pour atteindre l’objectif visé et débattu ce 18 mai.Exprimez-vous, inscrivez-vous sur www.pourunesouverainetealimentaire.fr.

Sylviane Lefez, membre du bureau de la FNSEA 76

N°2117 (17)

29 avril 2021 | Semaine 17 2117
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L'édito

Dialogue

Signée en septembre dernier, la nouvelle convention collective agricole est entrée en application au 1er avril. Fruit de trois années de négociations, elle a pour but d’harmoniser le traitement des salariés de la production agricole sur l’ensemble du territoire grâce à une classification des postes de travail. Elle laisse aussi la possibilité d’ouvrir un dialogue au niveau régional dans le but de compléter la convention collective sur certains sujets, dont les heures de nuit, les primes ou le travail dominical par exemple. En attendant que ces dispositions soient négociées, les accords antérieurs, souvent signés dans les départements continuent de s’appliquer. Nous avons récemment proposé aux syndicats de salariés d’ouvrir cette discussion. Hélas, il semble que certaines centrales nationales n’incitent guère à ces discussions plus locales. Nous déplorons donc le refus qui nous a été notifié, d’autant plus que certains syndicats sont disposés à négocier dans un esprit constructif, comme nous l’avons toujours fait. Nous voulons croire qu’il s’agit d’un contre-temps que des explications complémentaires et des échanges au niveau national permettront de dépasser. Car travailler dans un cadre clair et stabilisé est dans l’intérêt et des employeurs, et des salariés.

Philippe Faucon, président de la commission employeurs FRSEA Normandie

N°2116 (16)

22 avril 2021 | Semaine 16 2116
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L'édito

Y croire !

Une proposition de loi du député LREM Grégory Besson-Moreau « visant à protéger la rémunération des agriculteurs » vient d’être déposée à l’Assemblée nationale. Elle intervient alors que les griefs contre la loi alimentation s’accumulent et que le gouvernement a justement demandé à Serge Papin un audit et des recommandations pour améliorer la première version de cette loi. A ce stade, difficile de savoir en quels termes ni dans quels délais, une loi alimentation V2 sera adoptée, ni même si elle aura des effets sur le revenu des producteurs. Syndicalement, nous avons défendu le principe des EGA parce que l’ambition portée était louable et parce que le levier semblait intéressant à saisir. Au final, nous sommes déçus par la déclinaison législative. La loi ne permet pas une juste rémunération des produits et en plus, elle nous apporte son lot de contraintes et d’atteintes à nos moyens de production. Dès lors, que faire ? Enterrer cette loi alimentation ou tenter de peser pour son amélioration. En syndicaliste responsable, c’est évidemment la deuxième option que nous retiendrons. Ne rien faire pour corriger cette loi, ce serait accepter la fatalité et le jeu imposé par nos acheteurs finaux. Nous savons que le combat sera compliqué et que sans réelle volonté partagée de mieux appréhender la rémunération des producteurs, il sera difficile d’avancer. Mais il est de notre devoir de syndicaliste de s’engager à nouveau dans ce travail et de faire pencher la loi de notre côté pour que, petit à petit, le rapport de force s’équilibre.

Patrice Faucon, président de la FNSEA 76

N°2115 (15)

15 avril 2021 | Semaine 15 2115
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L'édito

Face au gel.

La France entière a vécu la semaine dernière au rythme des épisodes de gel et baignée par les images certes très belles mais catastrophiques des vignes et vergers en feu. Chez nous, les arbres fruitiers, les légumes, et dans une moindre mesure, les grandes cultures, ont également subi des dommages conséquents.C’est dans quelques semaines seulement que nous pourrons mesurer avec précision les niveaux de pertes. Dès maintenant, nous demanderons que la procédure des calamités agricoles soit ouverte aux productions les plus touchées du département.


Gestion des risques

Au-delà, cet épisode, qui se tient alors que les contours de la PAC de 2023 se dessinent, rappelle que la gestion des risques doit être une priorité de la future politique. L’enjeu est de revoir globalement le dispositif de gestion des risques, par une réforme des calamités permettant une prise en charge facilitée et par des outils assurantiels attractifs.Il y a urgence à agir pour garantir la pérennité de nos exploitations, de plus en plus impactées et fragilisées par les aléas climatiques.

Stéphane Donckele, secrétaire général de la FNSEA 76

N°2114 (14)

08 avril 2021 | Semaine 14 2114
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L'édito

Des éco-régimes accessibles.

Les propositions du ministère de l’Agriculture en vue de traduire, dans le plan stratégique national, la PAC sur la période 2023-2027 nous inquiètent. Nous l’avons dit avec force vendredi dernier, de concert avec les agriculteurs d’autres régions. En effet, l’équilibre économique de nos exploitations demeure fragile depuis plusieurs années, et ce quelle que soit notre production principale. Aussi, appliquer un « coup de rabot » sur les aides directes tel que c’est envisagé, c’est affaiblir nos exploitations et faire baisser notre revenu. D’autre part, conditionner entre 20 et 30 % des paiements directs des paiements à des actions favorables à la lutte contre le changement climatique pose deux problèmes. D’abord, ces éco-régimes représentent de facto un enjeu capital pour nos exploitations, à raison de 70€/ha. Ensuite parce que nous ne sommes pas certains que nous puissions tous bénéficier de cette partie des aides directes y compris en Normandie, la région la plus verte de France. Et pour ceux qui ne pourront y accéder, la baisse de revenu sera importante au point de remettre en cause la pérennité de l’exploitation. C’est pour cela que nous réclamons des éco-régimes raisonnables et accessibles à tous. D’ailleurs, nos pratiques actuelles ne permettent-elles pas, d’ores et déjà, de lutter contre le changement climatique ?Il est temps pour les pouvoirs publics de le reconnaître dans les faits, au-delà des discours de tribune. La balle est dans le camp du ministre de l’Agriculture.

Anne-Marie Denis, présidente de la FRSEA Normandie

N°2113 (13)

01 avril 2021 | Semaine 13 2113
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L'édito

Souveraineté !

Ce mot qui caractérise l’indépendance ou le fait qu’un État ne dépende pas d’autres pays pour lutter contre une pandémie... La souveraineté sanitaire aurait fourni des vaccins français en masse, à l’image de ce que font les États-Unis. Après avoir perdu sa souveraineté sanitaire, nos dirigeants politiques s’en prennent à la souveraineté alimentaire. Revirement de situation puisqu’au début de la pandémie, Macron a dit qu’il ne fallait pas déléguer notre alimentation. Force est de constater que le contraire va se passer. Est-ce l’échéance électorale de l’année prochaine qui rend fou nos décideurs ? En tout cas, notre métier est menacé, car notre revenu baissera par la diminution des aides PAC. Nos volumes de production sont tirés vers le bas par les ZNT riverains, les impasses techniques, le retour des surfaces non productives à la PAC, la modification du plan pollinisateur... Nos charges progresseront encore avec la taxe sur l’azote achetée et produite (sujet débattu en ce moment à travers la loi climat et résilience), les contraintes liées à la loi EGA sans contrepartie sur le prix de nos productions. En tout cas, une chose est sûre, pas d’agriculteurs français, pas d’alimentation de qualité ; pas de revenus, pas d’agriculteurs. Les dirigeants de ce pays doivent le comprendre ! Pour nourrir les Français et participer à la croissance économique de la France : arrêtez la démagogie, soutenez l’agriculture française. Agriculteurs, défendez-vous, mobilisez-vous ce vendredi 2 avril.

Stéphane Donckele, secrétaire général de la FNSEA 76

N°2112 (12)

25 mars 2021 | Semaine 12 2112
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L'édito

Confiance et persévérance.

Un an après le début de la pandémie, la situation sanitaire a malheureusement peu évolué. Le nouveau confinement va encore davantage nous brimer dans nos déplacements, nos interactions, notre vie tout simplement. Si ces mesures sont sans doute nécessaires, elles sont de moins en moins comprises et accentuent le sentiment de ras-le-bol généralisé. Tout ce que nous avions l’habitude de faire, y compris dans notre section, nous avons dû partiellement y renoncer. Pour autant, vous avez continué à nous faire confiance, à croire que votre section est utile et les combats qu’elle porte avec la SNAE, légitimes. C’est ensemble que nous avons obtenu une élévation du niveau des retraites, c’est collectivement que nous obtiendrons que les « oubliés » de cette revalorisation les aides-familiaux et les conjoints-collaborateurs ne le soient plus, en attendant une réforme plus globale des retraites en France. Nous pouvons être fiers de notre système par répartition, probablement le plus égalitaire qui soit et qui permet aux plus fragiles de bénéficier d’une retraite minimum bientôt revalorisée. Vous le voyez, même au plus fort de la crise, notre action syndicale ne faiblit pas, notamment autour de la délicate question de la dépendance. Alors une nouvelle fois et parce que c’est l’ADN de nos organisations, nous aurons besoin de vous pour continuer à agir dans l’intérêt de tous. Merci de votre confiance renouvelée.

Jean-Paul Lecourt, président de la section des seniors agricoles FNSEA 76

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