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279 anciens numéros

N°2021 (21)

21 mai 2020 | Semaine 21 2021
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L'édito

Vagabondez local !

Il y a quelques jours, le Gouvernement a annoncé un grand plan de soutien à destination des acteurs du tourisme, particulièrement fragilisés par les longues semaines de confinement. Vous découvrirez dans ce journal, une double page sur la façon dont les professionnels du tourisme rural et agricole vivent cette crise et s’organisent pour tenter d’y faire face. Naturellement, ce soutien de l’Etat sera nécessaire pour, sinon combler le manque à gagner, au moins pour apporter la trésorerie nécessaire à toutes ces entreprises. Là encore, comme pour le reste, le citoyen aura son rôle à jouer. Comme pour l’alimentation, il est primordial que les français aient le réflexe du consommer local y compris pour ses vacances ou ses loisirs. Et puisque le consommateur semble avoir retrouver le goût de l’achat en direct chez le producteur, il faut aussi que le touriste, le vacancier aient le même réflexe. Nos campagnes regorgent de gîtes, de chambres d’hôte, d’accueils à la ferme capables, comme les grands groupes et mieux encore, d’apporter le service recherché. L’Etat, dans cette crise ne pourra pas tout. Aux consommateurs et aux citoyens de prendre aussi leurs responsabilités pour que l’économie, et celle du tourisme si pourvoyeuse de richesse pour notre pays, reparte au plus vite.

Patrice Faucon, président de la FNSEA 76

N°2020 (20)

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Déconfinement.

Cette semaine est celle du déconfinement. La fin d’un tunnel de deux longs mois où l’économie française, et l’économie mondiale avec elle, a ralenti au point de presque s’arrêter. Enfin, pas toute l’économie puisque les activités liées à la santé ont, elles, été largement mises à contribution. Et en deuxième ligne, les professions impliquées dans la chaîne alimentaire n’ont pas chômé non plus. Parmi eux, les agriculteurs et leurs salariés sont restés fidèles au poste et ont assuré pour la période en cours, et pour les mois à venir, la production des denrées alimentaires dont la population a besoin. Si les messages de reconnaissance pour l’apport de l’agriculture à la satisfaction des besoins essentiels de la Nation n’ont pas manqué, la reconnaissance économique n’est, elle, pas au rendez-vous. Pire, depuis deux mois les prix des produits agricoles sont à la baisse, notamment dans les filières animales : lait, viande bovine, porc... Comme si les agriculteurs se trouvaient sanctionnés d’avoir poursuivi leur activité tandis que d’autres se voyaient attribuer une prime méritée de 1 000 à 1 500€. Il est plus que temps que des solutions soient trouvées pour que dans « le monde d’après » les agriculteurs soient mieux récompensés de leur travail que dans « le monde d’avant ». Cela passe évidemment par une reconnaissance du rôle économique de l’agriculture et donc par des mécanismes de formation du revenu en rapport avec nos coûts de production. Faute de quoi les beaux discours du président de la République resteront, une fois de plus, lettre morte.

Arnold Puech d’Alissac, président de la FRSEA

N°2019 (19)

07 mai 2020 | Semaine 19 2019
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Encore une fois
La Commission européenne est décidément une institution totalement hors-sol. Alors que le monde traverse une crise sanitaire sans précédent, la Commission poursuit son petit bonhomme de chemin et négocie des accords commerciaux. Dernier exemple en date, elle annonce un accord conclu ces derniers jours avec le Mexique. Ainsi, hier exclues des relations commerciales, les viandes bovines mexicaines pourront entrer en Europe moyennant des droits de douane réduits à 7,5 %, sans que l’on sache ce qui les rend soudainement conformes à nos standards sanitaires. On sait bien qu’il n’en est rien. Néanmoins, la Commission se flatte de cet accord. Elle est plus prompte à brader l’agriculture qu’à répondre aux problèmes économiques posés à l’agriculture par la crise du Covid-19. Accessoirement, on voit mal comment cet accord qui vise à accroître le trafic transatlantique va s’intégrer dans le Green Deal, la fameuse stratégie verte dont la présidente de la Commission européenne a fait la colonne vertébrale de son mandat. Le président Macron tient avec cet accord qu’il aura à ratifier, ou non, un bon terrain pour démontrer son nouvel attachement à la préservation de notre autonomie alimentaire. Une vision que, visiblement, la commission ne partage pas.

Daniel Courval, président de la section viande bovine de la FRSEA de Normandie

N°2018 (18)

30 avril 2020 | Semaine 18 2018
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Au chevet.
Cette semaine, pour soutenir le secteur fragilisé par la crise, la Commission Européenne a ouvert la porte à des mesures d’accompagnement. En France, le Président Macron a affirmé dans l’un de ses discours vouloir « rebâtir une indépendance agricole ». Les peuples eux-mêmes semblent dans ce même état d’esprit comme le souligne un récent sondage qui rapporte que 93 % des personnes interrogées militent pour que l’autonomie agricole de la France soit la première priorité politique d’après-crise. Cet engouement soudain pour notre secteur, cette volonté affichée de nous soutenir, qu’elle vienne de l’Europe ou de la France, sont autant de signaux positifs que nous recevons et acceptons. Mais nous ne sommes pas nés de la dernière pluie et nous attendrons les actes avant de nous réjouir complétement. Oui nous aurons sans doute besoin que le politique déploie des outils et notamment économiques pour nous aider à passer la crise. Oui nous entendons les mots doux lancés par les citoyens et ferons tout pour ne pas les décevoir. Mais nous voudrions aussi que la technostructure qui nous chapote soit davantage facilitatrice que castratrice. Merci au consommateur de concrétiser dans ses actes d’achats, son engagement citoyen. Et si les noms d’oiseau qui parfois nous accompagnent dans la campagne, pouvaient disparaître alors nous pourrions nous dire que nous sommes collectivement sur la bonne voie.

Amaury Levesque, FNSEA 27

N°2017 (17)

00 0000 | Semaine 17 2017
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Effort de guerre !
Pour la première fois depuis le début du confinement, l’exécutif commence, certes à demi-mot, à parler de déconfinement. Cette date du 11 mai apparaît alors comme un nouveau cap pour les Français qui aspirent, au plus vite, à retrouver leur vie d’avant. Au niveau agricole, comme pour le reste de l’économie d’ailleurs, le plus dur est sans doute à venir. Nos filières sont pour le moins désorganisées, et qu’il s’agisse des productions animales et végétales, toutes s’activent pour passer au mieux cette crise. Pour nous producteurs, l’effort demandé se traduit souvent, a minima, par des baisses de volumes, voire, en plus si l’on parle du lin, par du stockage prolongé, avec toutes les difficultés organisationnelles et de trésorerie que cela implique. Nous sommes conscients que ces sacrifices sont sûrement le seul moyen de maintenir nos filières en vie. Nous sommes prêts à prendre notre part de « l’effort de guerre » pour reprendre le vocable présidentiel mais nous voulons aussi être sûrs que l’aval partage la même ambition collective et que l’Etat saura nous accompagner, tant économiquement qu’en desserrant l‘étau des contraintes, des normes et des charges. Vos représentants syndicaux y veilleront, comme toujours.

Patrice Faucon, président de la FNSEA 76

N°2016 (16)

16 avril 2020 | Semaine 16 2016
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Au travail.
Derrière les soignants qui sont en première ligne dans la lutte contre le covid-19, les agriculteurs sont en deuxième ligne. Assurer l’approvisionnement de nos concitoyens, nourrir la population malgré des circuits de distribution désorganisés et une partie de la main-d’œuvre indisponible, tel est le défi que nous relevons au quotidien. Pour ce faire, nous avons lancé un appel national qui a suscité de nombreuses offres de services de la part de personnes prêtes à travailler sur nos exploitations et dans nos filières. De même, nous avons négocié des conditions d’ouverture des marchés de plein air afin de poursuivre l’approvisionnement des consommateurs et de maintenir le débouché des producteurs. Les Français redécouvrent l’apport irremplaçable de leur agriculture et la richesse qu’elle représente. Ils mesurent combien il est précieux de produire notre propre alimentation à l’heure où la pénurie de masques de protection nous amène à les acheter à l’étranger faute de les produire en France. Néanmoins, si le travail des agriculteurs mérite d’être reconnu, il ne saurait être la cible de baisses de prix imposées par les industries en aval. Les agriculteurs tentent, en responsabilité, d’adapter leur production au contexte des marchés, les industriels et nos coopératives doivent les encourager dans ce sens, non les sanctionner.

Arnold Puech d'Alissac, président de la FRSEA Normandie

N°2015 (15)

09 avril 2020 | Semaine 15 2015
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Responsables.
Dans la crise sans équivalent que la France, que le Monde vit actuellement, nous avons doublement de la chance. D’abord parce que notre région est pour l’instant dans les moins touchées, ensuite parce que nous pouvons continuer à travailler. Certaines filières sont pourtant gravement impactées. Pour le lait, la collecte va être à son maximum, des débouchés ont disparu et l’export est perturbé. Tout cela avec des absences inévitables. Chauffeurs, salariés de production… Chacun fait le maximum mais tout est tendu, prêt à craquer. A ce jour, la solidarité a joué pour collecter tous les producteurs. Plusieurs laiteries ont demandé de baisser la production, sans compensation. La FNPL a obtenu du Cniel une indemnité pour les producteurs qui feront l’effort de livrer moins de lait en avril. Dans ce contexte, certains ne vont peut-être pas comprendre que Danone accepte de collecter deux producteurs seinomarins en vente directe qui jettent leur lait. Pour l’expliquer, je dirais que nous sommes tous dans la même barque, surchargée, prête à chavirer. Chacun doit lâcher du lest  pour la soulager mais en même temps nous permettons à deux naufragés de s’y accrocher. L’agriculture doit faire partie des professions qui sortent grandies de cette crise. Soyons tous responsables et citoyens.

Jocelyn Pesqueux, président de la section lait de la FNSEA 76

N°2014 (14)

02 avril 2020 | Semaine 14 2014
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Si seulement !
Depuis le début de la crise sanitaire, et plus encore avec le confinement, les priorités des uns et des autres semblent avoir changé. Bloqués dans notre quotidien, bousculés dans notre routine, freinés dans notre consumérisme, nous apprenons à vivre, à consommer, à nous occuper différemment. Notre santé, celle de nos proches mais aussi de tous ceux qui font vivre le pays, nous inquiètent et nous obligent à la plus grande responsabilité. Rester chez soi, pour se protéger certes, mais aussi pour épargner ceux qui sont encore au travail, pour le bien de tous. Nous pensons et remercions, les soignants, les commerçants, les fonctionnaires du service public, nos militaires, bref tout ceux qui permettent aux Français de vivre décemment, malgré ce confinement. Et je pense et salue ici tous les exploitants qui chaque matin, font tourner leur ferme pour que la France continue à manger. Nous savions, nous, que notre fonction nourricière était primordiale. Tant mieux si les Français l’ont enfin redécouvert. Gageons que cette prise de conscience ne soit pas qu’éphémère et que la vie d’avant, que nous appelons tous de nos vœux, ne replonge pas les Français dans leurs travers.

Patrice Faucon, président de la FNSEA 76

N°2013 (13)

26 mars 2020 | Semaine 13 2013
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L'édito

A nos lecteurs
L’arrivée du covid-19 bouleverse les habitudes de chacun, notre rythme de travail, les relations avec les autres, les rendez-vous techniques, ou bien entre agriculteurs, les assemblées générales... Tout ce qui fait l’essence même du contenu de votre hebdomadaire agricole va se trouver modifié. Certes, en tant qu’entreprise de presse, nous avons la liberté de circuler pour vous tenir informés, mais nous sommes aussi soucieux de votre santé, de la nôtre et de celle de nos proches. À partir de cette semaine, l’Union agricole  et L’Eure agricole et rurale seront quelque peu remaniés. La publicité en berne, les cours et marchés réduits induisent une diminution de la pagination. Avec un contenu toujours au plus près des préoccupations de nos abonnés et aussi plus interactif, nous vous sollicitons pour des photos et pour nous remonter les informations essentielles du terrain. Nous vous proposons une édition avec certains changements, mais en essayant de toujours répondre à vos attentes. Nous travaillons aussi avec une imprimerie et avec la Poste. Si l’un des maillons manque, il sera difficile pour nous de continuer l’édition papier. Nous sommes et serons toujours présents via notre version numérique. N’oubliez pas que vous avez accès à la version numérique grâce à votre abonnement. Vous pouvez également nous joindre sur Facebook et Twitter. Nous vous remercions de votre compréhension. Et surtout, prenez soin de vous et de vos proches.

Stéphane Lecarpentier et Philippe Sellier

N°2012 (12)

19 mars 2020 | Semaine 12 2012
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Covid-19
La diffusion du nouveau virus découvert en Chine il y a 3 mois fait souffler un vent de panique à travers le monde. Ainsi, depuis le fauteuil de notre salon, on peut suivre pas à pas la trace du virus, l’évolution des compteurs du nombre de cas recensés et de décès causés par le Covid-19. Les conséquences du virus et des mesures prises pour s’en prémunir sont nombreuses et encore incalculables. Néanmoins, on sait déjà qu’elles seront catastrophiques pour l’économie mondiale. Au plan agricole, le marché chinois, et asiatique en général, qui absorbait une grande part des importations mondiales est quasiment à l’arrêt et les containers qui ont apporté leur livraison là-bas restent sur place. Les flux de marchandises sont donc réduits entraînant des obligations de stockage pour les producteurs européens. On entend beaucoup parler des difficultés d’approvisionnement en composants électroniques pour les fabricants d’objets high-tech. Pourtant, au plan agricole, les conséquences vont aussi être importantes car, si les produits secs peuvent se stocker et attendre leur livraison moyennant que le demande existe toujours, ce n’est pas le cas des produits d’origine animale : viandes, produits laitiers… Le gouvernement indique prévoir des mesures d’accompagnement pour les entreprises dont l’activité aura été perturbée par cette crise sanitaire. Il serait bon que l’agriculture ne soit pas, une fois de plus, la grande oubliée de ces mesures.

Christophe Macé, trésorier de la FRSEA Normandie

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