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258 anciens numéros

N°2003 (03)

16 janvier 2020 | Semaine 03 2003
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L'édito

Sanctuarisons !
Le débat sur les ZNT remet sur le devant de la scène, l’épineuse question de la protection du foncier agricole. Sur le constat, tout le monde est d’accord : il est urgent de stopper l’hémorragie, de préserver le foncier. Dans les faits, la promotion immobilière, commerciale et industrielle n’a que faire du foncier, perçu comme un simple support aux futures constructions. La décision du gouvernement de figer une partie de nos exploitations est du même tonneau. Qu’importe qu’on prive la France de sa capacité de production, qu’on enlève aux producteurs une partie de leur revenu, qu’on spolie les propriétaires de leurs biens pourvu que l’opinion publique ait l’impression qu’on la protège. Alors, puisque nous sommes les seuls à nous en préoccuper, nous devons, collectivement refuser tous nouveaux projets destructeurs de foncier agricole. Terminé les zones d’activités, fini les lotissements, exit les aménagements divers et variés. En créant des ZNT sans fondement scientifique, le gouvernement nous oblige, au nom du principe de précaution, à bloquer tout ce qui aura de réduire foncier agricole et donc de fragiliser demain, notre indépendance alimentaire. Nous avons écrit au préfet de Région pour lui signifier notre décision, et nous vous invitons à en faire de même.

Stéphane Donckele, secrétaire général de la FNSEA 76

N°2002 (02)

09 janvier 2020 | Semaine 02 2002
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L'édito

Zone interdite
Le gouvernement a annoncé, le 27 décembre, de nouvelles zones de non-traitement. Une nouvelle fois, le gouvernement s’est moqué des paysans, et notamment de tous ceux qui se sont mobilisés pour défendre leur métier durant tout l’automne. En rentrant de la manif parisienne, nous avons tous entendu le Premier ministre dire que seule « la science, rien que la science  » guiderait l’action du gouvernement dans ce dossier. Mais alors pourquoi prendre maintenant cet arrêté puisque l’Anses n’a pas mené d’étude sur une ZNT à zéro mètre  ? Pourquoi imposer aux agriculteurs une mesure applicable dès maintenant alors que le même texte laisse à la SNCF, un délai jusqu’au 1er juillet 2021 pour se conformer à la législation ou que la clause du grand-père est devenue la formule à la mode en plein débat sur les retraites ? Si le gouvernement avait voulu berner le monde agricole, il ne s’y serait pas pris autrement. Alors oui, malgré tout, notre action syndicale a permis d’éviter le pire et notamment des distances idéologiques farfelues et de faire admettre que les chartes peuvent permettre de faire baisser les ZNT. Mais pour autant, nous ne pouvons-nous satisfaire de ces ZNT. Cette décision, prise à la va-vite, sans en mesurer les impacts financiers pour le monde agricole soulève davantage de questions qu’elle n’apporte de réponses. Nous sommes depuis longtemps mobilisés sur ce sujet, et bien nous le resterons, le temps qu’il le faudra.

Patrice Faucon, président de la FNSEA 76

N°2001 (01)

02 janvier 2020 | Semaine 01 2001
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L'édito

Bonne année !

La période qui s’ouvre est celle des vœux. Vœux de bonheur, de réussite, de joie partagée, d’épanouissement et bien sûr de santé. En ces premiers jours de janvier, je vous souhaite donc, à mon tour et au nom de la FNSEA 76, une heureuse et belle année 2020. D’importants défis nous attendent encore ces douze prochains mois. D’abord, nous devrions voir sinon aboutir, au moins avancer les débats sur la future PAC, mais aussi apprendre à vivre l’après Brexit, ou encore batailler pour conserver nos moyens de production, œuvrer pour stopper la spirale haussière de nos charges et lutter contre l’inflation des attaques en tout genre dont nous sommes victimes. Tout cela nous annonce encore de beaux combats syndicaux, de l’engagement, de l’engouement, de l’énergie pour défendre et représenter notre métier. Pour mener à bien tous ces chantiers, vous pourrez compter sur des équipes renouvelées, renforcées je l’espère, à l’occasion des assemblées cantonales. Nous comptons sur votre participation active à ces moments importants pour notre organisation durant lesquels nous aurons l’occasion d’échanger nos vœux de vives voix. En attendant et une nouvelle fois, bonne année 2020.

Patrice Faucon, président de la FNSEA 76

N°1951 (51)

19 décembre 2019 | Semaine 51 1951
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Au nom de la viande

L’Assemblée nationale a adopté le 4 décembre dernier la proposition de loi relative à la transparence de l’information sur les produits agricoles et alimentaires. Cette loi vise à protéger les noms associés aux produits à base de viande : steak, filet, saucisse… Elle a été rendue nécessaire par l’exploitation abusive de ces noms par les industriels des produits à base de végétaux destinés à satisfaire les consommateurs antispécistes. Car ce n’est pas le moindre des paradoxes de ces mouvements : ils contestent la place de la viande dans notre alimentation mais en utilisent les codes et les mots à des fins commerciales. Cela accrédite l’idée que, loin de la misanthropie et d’une certaine bienveillance vis-à-vis des animaux, les mouvements animalistes sont bel et bien les idiots utiles d’une filière dont le but est de développer un marché lucratif au détriment de nos productions d’excellence. La loi va désormais préserver nos filières des méfaits de ces véritables coucous. Encore faut-il que le décret qui devra fixer la proportion de produits végétaux au-delà de laquelle les appellations réservées aux produits carnés sont interdites ne fixe pas des seuils trop élevés qui videraient la loi de sa substance. Encore faudra-t-il que les pouvoirs publics mettent à la faire respecter autant de zèle qu’ils en mettent quand il s’agit de contrôler le respect de nos obligations d’éleveurs.

Daniel Courval, FRSEA Normandie

N°1950 (50)

12 décembre 2019 | Semaine 50 1950
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Deadline

Le 15 décembre 2019 est une date que tout agriculteur, présent dans l’une des 112 communes impactées par l’incendie Lubrizol, doit avoir en tête. En effet, la possibilité de se faire connaître comme ayant des préjudices économiques ne sera plus possible passé cette date. Se déclarer ne veut pas dire déposer un dossier complet dès maintenant. Se déclarer permet d’ouvrir son dossier qui pourra être complété par la suite. Ce dispositif d’indemnisation est une réponse rapide à une situation d’urgence. Du moins, c’est comme ça qu’il a été négocié par FNSEA/JA et les chambres d’agricultures avec le soutien du FMSE. Nous sommes dans ce dossier depuis le lendemain de l’incendie. Nous avons eu une gestion « très professionnelle », ce qui nous vaut une certaine considération par les dirigeants de Lubrizol. Nos échanges sont réguliers et sains. Nous jouons notre rôle pour que chaque euro perdu soit indemnisé et continuerons à le faire pour la seconde phase du protocole d’indemnisation. Alors déclarez-vous avant le 15 décembre. Sachez que les premiers versements ont déjà eu lieu, preuve que cela fonctionne.Je profite de ces quelques lignes pour rappeler l’acquis syndical FNSEA/JA sur le dégrèvement à 80 % de la TFNB qui se sera fait sur les parcelles des 112 communes de la zone. Soyez sûr de notre engagement. Nous faisons le maximum, alors à vous de jouer maintenant !

Stéphane Donckele, secrétaire général de la FNSEA 76

N°1949 (49)

05 décembre 2019 | Semaine 49 1949
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Rien que la science

Suite à notre troisième journée de mobilisation nationale, nous avons obtenu un rendez-vous avec le Premier ministre. Il a eu lieu ce mardi 3 décembre.Le Premier ministre a rappelé l’importance des chartes riverains destinées à renouer le dialogue entre la société et les agriculteurs. Sur les zones de non-traitement (ZNT), il a assuré vouloir faire prévaloir « la science, toute la science, rien que la science » dans les décisions à venir. Il a confirmé le caractère non obligatoire du délai de prévenance et la sortie de certains produits de la distance incompressible. Il a indiqué sa volonté de s’exprimer lui-même lors de la présentation du texte. Nous avons également obtenu la garantie que le traité de libre-échange avec les pays du Mercosur ne sera pas signé. Quant à la loi Egalim, un calendrier sera établi pour que la loi s’applique partout et la pression sera mise sur les acteurs par la DGCCRF (Direction générale du commerce, de la concurrence et de la répression des fraudes). Sur l’agribashing, Édouard Philippe a dit nous soutenir et être prêt à durcir la loi. La création du délit d’entrave et la convention syndicalisme/gendarmerie pour renforcer présence et surveillance sera signée dans les prochains jours.Les engagements du ministre de l’Agriculture sont ainsi confirmés par le Premier ministre. Nous attendons maintenant la concrétisation de ces annonces et saurons, si besoin est, rappeler au Premier ministre ses engagements.

D’après communiqué JA/FNSEA

N°1948 (48)

28 novembre 2019 | Semaine 48 1948
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En action
La FNSEA et les JA ont appelé leurs adhérents à s’exprimer à nouveau le 27 novembre. En effet, si le président de la République a prononcé une parole compréhensive, les actes manquent et les agriculteurs sont toujours en attente. En attente de considération pour le rôle irremplaçable que nous jouons pour apporter à nos concitoyens une nourriture saine en quantité suffisante. En attente de compréhension pour que les pouvoirs publics décident enfin de ne plus imposer des normes qui créent des distorsions de concurrence à notre détriment. Pour qu’ils décident aussi de ne pas importer des produits agricoles soumis à des conditions de productions en deçà des standards européens. En attente de pragmatisme encore pour dépassionner un débat sur les pesticides qui tendrait à imposer des zones de non-traitement irréalistes, déconnectées des risques réels, niant au passage le professionnalisme des agriculteurs. En attente de résultats encore dans l’application de la loi consécutives aux États Généraux de l’Alimentation dont les effets sur le revenu des agriculteurs sont très nettement insuffisants. En attente enfin d’un ministre qui assume son rôle et cesse de reporter sur les autres sa propre responsabilité.

Arnold Puech d'Alissac, président de la FRSEA Normandie

N°1947 (47)

21 novembre 2019 | Semaine 47 1947
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Capitale
Mercredi 27 novembre, l’ensemble des FDSEA de la moitié nord de la France, se mobilisera à Paris pour dénoncer les manquements de la loi alimentation et les distorsions de concurrence dont nous sommes victimes. Parmi celles-ci, les fameuses zones de non-traitement à proximité des habitations auront toute leur place. Je vous invite, d’ici là, à vous pencher sérieusement sur l’impact qu’aura une ZNT de 5 ou 10 m mesurée rappelons-le, non pas au pied de la maison mais à la borne de la parcelle cadastrale, sur votre exploitation. Demandez-vous comment vous aller gérer ces surfaces, si vous allez les cultiver ou les semer en herbe ? Comment allez-vous les entretenir ? Les déclarer à la PAC ? Est-ce que votre propriétaire vous déduira ces surfaces des fermages ? Quelles pertes économiques cela représentera encore ? Parce que toutes ces questions sont encore sans réponse, nous sommes opposés aux ZNT riverains. Mais nous sommes contre aussi et surtout parce que nous savons que par nos pratiques, notre qualification, nos outils, notre pragmatisme, nous ne traitons pas chez nos voisins. A l’aube de la décision finale, nous souhaitons, en allant à Paris, instaurer un rapport de force avec le président de la République, qui aura le dernier mot sur cette question. Le président Macron dans son discours à Mayotte a eu des mots en faveur de la profession. Parce que nous savons que la traduction en acte est souvent plus compliquée à obtenir, nous irons la chercher directement auprès du président à Paris. Notre mobilisation est une nouvelle fois capitale. Préparez-vous !

Stéphane Donckele, secrétaire général de la FNSEA 76

N°1946 (46)

14 novembre 2019 | Semaine 46 1946
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Confiance
Cette semaine, à l’invitation de la chambre d’agriculture, le préfet de la région s’est rendu sur une exploitation maraîchère, touchée par l’incendie de Lubrizol. L’objectif de cette visite était double. D’abord, aborder la question des indemnisations et notamment des pertes subies par les producteurs en circuit court aujourd’hui particulièrement fragilisés par cette crise. Ensuite, enclencher une dynamique positive autour des produits agricoles issus des territoires des 132 communes. Car pour la profession agricole, il est nécessaire et urgent de consacrer des moyens, notamment financiers, pour mettre en avant les produits agricoles et ainsi redonner confiance aux consommateurs. On sait que certains de nos concitoyens, alors même que toutes les analyses sont bonnes, sont et seront réticents pour consommer des produits issus de la zone touchée. Cette « peur », irrationnelle ne disparaîtra qu’à grand renfort d’explication et de communication autour de la qualité et de la sécurité sanitaire de ces produits. Notre région jouit jusque là d’une bonne image dans l’esprit des consommateurs. L’incendie de Lubrizol a terni cette image et, encore une fois, les producteurs en sont les premières victimes. La FNSEA 76, la chambre d’agriculture feront tout pour que des moyens soient engagés pour que la Normandie redevienne partout, et dans l’esprit collectif, le pays des pommes, de la crème et du beurre.

Patrice Faucon, président de la FNSEA 76

N°1945 (45)

00 0000 | Semaine 45 1945
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Ecoresponsable
Depuis plusieurs années des monticules de pneus s’amoncellent dans les exploi-tations agricoles, surtout celles ayant une activité en polyculture élevage. Des pneus en fin de vie qu’il est urgent de faire évacuer avant que leur dégradation n’engendre une pollution irréversible dans l’environnement. Grâce à l’initiative de la FNSEA 76, le gouvernement a enfin pris conscience de la problématique et a demandé aux professionnels des pneuma-tiques de créer un organisme de collecte nommé Ensivalor. Cette démarche de recyclage est un copier-coller de la procé-dure FNSEA 76 à savoir, les agriculteurs amènent à leur charge leurs pneus sur un site de collecte afin qu’un transporteur les emmène sur un site de traitement qui va les orienter vers les filières appropriées en fonction de leur état (50 % en valo-risation énergétique et 50 % en divers produits). A force de négociation et grâce à nos partenaires privés, la FNSEA 76 a réussi à atteindre un coût de reprise en dessous de 98 € HT / tonne pour la col-lecte de fin 2019. Actuellement la FNSEA pèse de tout son poids pour qu’Ensivalor maintienne au maximum ce prix pour les vingt prochaines années qui sont néces-saires à l’élimination de tous les stocks en
France.

Olivier Cleland, FNSEA 76

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