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N°2012 (12)

19 mars 2020 | Semaine 12 2012
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L'édito

Covid-19
La diffusion du nouveau virus découvert en Chine il y a 3 mois fait souffler un vent de panique à travers le monde. Ainsi, depuis le fauteuil de notre salon, on peut suivre pas à pas la trace du virus, l’évolution des compteurs du nombre de cas recensés et de décès causés par le Covid-19. Les conséquences du virus et des mesures prises pour s’en prémunir sont nombreuses et encore incalculables. Néanmoins, on sait déjà qu’elles seront catastrophiques pour l’économie mondiale. Au plan agricole, le marché chinois, et asiatique en général, qui absorbait une grande part des importations mondiales est quasiment à l’arrêt et les containers qui ont apporté leur livraison là-bas restent sur place. Les flux de marchandises sont donc réduits entraînant des obligations de stockage pour les producteurs européens. On entend beaucoup parler des difficultés d’approvisionnement en composants électroniques pour les fabricants d’objets high-tech. Pourtant, au plan agricole, les conséquences vont aussi être importantes car, si les produits secs peuvent se stocker et attendre leur livraison moyennant que le demande existe toujours, ce n’est pas le cas des produits d’origine animale : viandes, produits laitiers… Le gouvernement indique prévoir des mesures d’accompagnement pour les entreprises dont l’activité aura été perturbée par cette crise sanitaire. Il serait bon que l’agriculture ne soit pas, une fois de plus, la grande oubliée de ces mesures.

Christophe Macé, trésorier de la FRSEA Normandie

N°2011 (11)

12 mars 2020 | Semaine 11 2011
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L'édito

Où est la vache ? Auchan !
Chacun a pu ouvrir de grands yeux devant cette publicité de l’enseigne Auchan montrant des enfants semblant traire une vache avec pour slogan « bien plus que du lait ». Avec cette annonce, dans le contexte opportun du salon de l’agriculture, la grande surface a sans doute voulu vendre ses produits laitiers en misant sur la proximité (lait français bio et équitable), sur le caractère herbager de la production (la vache est bien dans une prairie), sur les apports du lait sur les jeunes publics (enfants autour de la vache).  Auchan n’est pas la seule enseigne à jouer sur ces ressorts pour attirer le chaland. Sauf qu’ici, le communicant a fait une boulette (100 % muscle) en choisissant la vache photographiée, puisqu’il s’agit d’une belle charolaise (allaitante) et non d’une laitière ! Les nombreux agriculteurs présents sur les réseaux sociaux n’ont pas manqué de moquer cette publicité, à tel point que la marque a dû s’excuser pour cette «erreur regrettable». Deux enseignements sont à tirer de cette affaire. Un, il faut être présent sur les réseaux sociaux pour repérer et dénoncer ces bourdes de communication qui témoignent d’une méconnaissance du monde agricole. Deux, nous avons besoin de communiquer pour donner aux consommateurs les moyens d’analyser eux-mêmes les subterfuges de la grande distribution. Pour vendre leurs produits, les GMS usent et abusent parfois, des références agricoles, souvent plus proches de l’image d’Epinal que notre réalité. A minima, nous aimerions qu’elles utilisent cette stratégie de communication correctement. L’agence de communication d’Auchan a tenté de vendre une cularde pour une laitière ! A quand un yaourt pour un steak ?

Philippe Levavasseur, vice-président de la FNSEA 76

N°2010 (10)

05 mars 2020 | Semaine 10 2010
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L'édito

Brèves de comptoir.
Au salon de l’agriculture, le gouvernement a lancé avec le soutien de la très médiatique Karine Lemarchand, le débat public sur la Pac post 2020. Si l’on peut s’étonner de voir l’animatrice en marraine de l’événement, comme s’il suffisait de « connaître des agriculteurs » pour parler d’agriculture, on peut surtout s’offusquer de la méthode employée pour cette consultation publique. Rassurons-nous, notre secteur n’est pas le seul à être soumis à la « vox populi ». Evolution sociétale ou excès de démocratie, chacun jugera. S’agissant de cette consultation, le gouvernement va plus loin et propose aux gens d’organiser des « débats maison ». Pour cela, on leur fournit un kit censé donner les outils pour se forger une opinion sur la Pac. Naturellement, les synthèses de ces groupes seront prises en compte. Ce genre d’échanges, entre amis, a toujours existé. On appelle ça des discussions de café du commerce et les meilleures idées sont régulièrement publiées dans des recueils de brèves de comptoir. Plus sérieusement, ces « débats maison » illustrent bien l’hystérie collective qui sévit autour de notre métier. Que tout le monde ait un avis sur ce que devrait être l’agriculture de demain est une chose. Mais les enjeux de sécurité de notre approvisionnement alimentaire, d’économie de nos territoires et d’entretien de nos paysages, liés à l’avenir de la Pac, méritent mieux que quelques débats organisés sur des coins de table.
Patrice Faucon, président de la FNSEA 76

N°2009 (09)

00 0000 | Semaine 09 2009
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L'édito

Harloup
Dans une récente édition, l’hebdomadaire Les Informations dieppoises relatait la présence probable de loups dans le secteur, loups responsables d’attaques sur troupeau. Pour étayer cet article, la journaliste s’est appuyée sur les dires de l’éleveur concerné, sûre de son fait et qui, en plus, a lu dans l’Union agricole du 19 décembre, que le loup avait déjà causé des dégâts dans le département. Cette histoire de loup est peut-être vraie. Il est possible en effet que quelques spécimens traversent la région. Non, ce qui est choquant dans cette affaire, c’est le traitement de cette information par la journaliste. Si le sérieux avait guidé l’auteur du papier, il l’aurait conduit à vérifier cette information, et notamment celle issue de l’Union agricole. Car en l’occurrence, le papier publié sur le loup faisait partie du lot de « faux » articles censés montrer ce que serait la vie sans la FNSEA 76… Cette « fake news » assumée et présentée comme telle a donc été reprise, en l’état, sans contrôle aucun. Trois choses à retenir de cette affaire. Premièrement, l’Union agricole est lu et compte dans le paysage médiatique local. Deuxièmement, nos médias font parfois preuve de légèreté, de fainéantise pour traiter l’info. Troisièmement, le lecteur, le consommateur de média en général, doit savoir prendre du recul face à l’info, diversifier ses sources avant de se forger une opinion.

Guillaume Burel, vice-président de la FNSEA 76

N°2008 (08)

20 février 2020 | Semaine 08 2008
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La Corse
Un copain, agriculteur, est parti pour quelques jours de vacances en Corse. Naturellement, il est allé à la rencontre de l’un de ses collègues insulaires, pour discuter du métier, on ne se refait pas… Le Corse s’est plaint de ses difficultés, des récoltes faibles… ( C’était donc bien un vrai paysan ! ). Mon ami s’est étonné de si faibles récoltes avec une si belle terre. Après une petite heure de discussions techniques, il s’est exclamé : « Quand même, si tu sèmes du maïs dans cette terre, tu devrais avoir du grain ! » Ce à quoi le Corse lui a répondu : « Ah, ben évidemment, si on sème ! »
Dans notre métier, plus que dans tout autre peut-être, nous savons qu’il faut semer et travailler pour récolter. Nous nous plaignons de plus en plus des prix, des contraintes administratives, environnementales, des charges, etc. Et vous êtes de moins en moins à cotiser, à vous engager.
En tant qu’élu syndical, on peut considérer que je conduis une moissonneuse qui récolte vos acquis pour notre métier.
Et il y en a  ! Mais on ne peut pas récolter sans semer. Cotiser et s’engager dans notre syndicat ou ailleurs, c’est semer pour récolter un avenir à notre métier. Ayez-le en tête dans cette période d’appel de cotisations, d’élections syndicales et municipales.

Jocelyn Pesqueux, président de la section lait de la FNSEA 76

N°2007 (07)

13 février 2020 | Semaine 07 2007
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Drame

Un drame s’est produit sur une exploitation agricole de la Marne la semaine dernière. Un agriculteur a tiré sur un individu qui s’était introduit de nuit dans ses bâtiments, et l’a blessé. L’agriculteur est actuellement en détention provisoire et c’est à la justice qu’il revient de faire la lumière sur les faits. Cette intrusion est la dernière d’une longue liste dont cet agriculteur a été victime. Autant de faits qui avaient donné lieu à des dépôts de plaintes, sans que jamais les auteurs n’aient été inquiétés. La FRSEA de Normandie apporte son soutien à l’agriculteur victime de ces vols et à sa famille plongée dans les difficultés. Et sans excuser quoi que ce soit, elle déplore que ces actes de malveillance aient pu avoir de telles conséquences. Ces faits illustrent malheureusement les mises en garde que nous adressons aux représentants de l’État : à force de manifester de la complaisance avec les voleurs, les anti-spécistes et autres prétendus « lanceurs d’alerte » qui s’introduisent sur nos exploitations et dans nos élevages, parfois même accompagnés de journalistes du service public, la tension monte, les autorités de l’État restent indifférentes, alors on s’expose à des drames. Cette fois, c’est fait. Nous ne sommes pas fiers d’avoir eu raison trop tôt.

Sébastien Amand,
secrétaire
général
de la FRSEA Normandie

N°2006 (06)

06 février 2020 | Semaine 06 2006
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Ambition française!

« Dis moi de quoi tu as besoin, je te dirai comment t’en passer ». C’est en substance, en caricaturant à peine, le message que vient d’envoyer le gouvernement au monde agricole ces derniers jours. Chacun sait que la transition, souhaitée par tous et engagée concrètement par les agriculteurs, a un coût. Des moyens sont nécessaires pour se former, pour s’équiper, pour faire autrement en somme. Pour ça, le monde agricole dispose d’un outil, appelé Casdar, je vous le rappelle alimenté par une taxe prélevée sur le chiffre d’affaires de nos exploitations. Récemment, le gouvernement a donc décidé de ponctionner, de réaffecter en langage politiquement correct, 7 millions d’euros au budget général de l’Etat, au détriment de la recherche et du développement agricole. Encore une fois, l’Etat se noie dans ses contradictions. Plutôt que d’encourager et d’accompagner cette transition, il contraint, réglemente, et se désengage financièrement. Si nous avions encore des doutes sur l’ambition agricole du gouvernement, nous savons maintenant qu’elle est nulle, ou à minima, qu’elle doit se faire à moindre frais pour le pays.

Patrice Faucon, président de la FNSEA 76

N°2005 (05)

30 janvier 2020 | Semaine 05 2005
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Dindon de la farce
La récente décision du Gouvernement de créer des ZNT riverains est pour le moins mal vécue par le monde agricole. Au-delà de la perte économique que cela représente pour toutes les exploitations impactées, cette mesure aux contours mal ficelés et aux conséquences non mesurées, comporte trop de zones d’ombre pour qu’elle soit comprise, et encore moins acceptée par les agriculteurs. Depuis le début, nous militons pour que la protection des riverains, si tant est qu’il y ait des dangers, soit appréhendée localement, au plus près des gens et que l’on puisse s’appuyer sur des faits scientifiques. C’est pourquoi, nous demandons instamment qu’un moratoire soit mis en place pour que tous, Etat, collectivités, agriculteurs, riverains et j’en passe, puissions prendre l’entière mesure de cette décision et que chacun assume ses responsabilités. Nous ne pouvons accepter d’être, une nouvelle fois, les dindons de la (mauvaise) farce. Si la santé publique est un enjeu majeur, alors que la société tout entière l’assume y compris financièrement. C’est tout ça que nous irons porter au représentant de l’Etat, devant la Préfecture de Rouen, ce vendredi 31 janvier à partir de 11h.

Patrice Faucon, président de la FNSEA 76

N°2004 (04)

23 janvier 2020 | Semaine 04 2004
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Les élections MSA, c’est parti !
Comme tous les 5 ans, les adhérents de la MSA sont appelés à élire leurs délégués pour les représenter au sein de chaque canton. Ces derniers jours, vous avez reçu votre matériel de vote par voie postale. Vous pouvez voter soit par internet, soit par correspondance et ce jusqu’au 31 janvier. Les délégués que nous allons élire prochainement seront le relais entre vous et la MSA : ils procéderont à l’élection du conseil d’administration lors de la première assemblée générale.  Les délégués ont un rôle essentiel dans l’animation des territoires : ils sont nos sentinelles pour notre conseil d’administration. Nous devons conserver notre régime de protection sociale qui est au plus près de ses adhérents grâce à son réseau d’élus.
Une forte mobilisation aux élections nous donnera du poids dans nos négociations pour la défense des intérêts de nos adhérents, elle nous permettra de mieux négocier la convention d’objectif et de gestion que nous signons avec l’État.
Alors un seul mot : « Votez! ». N’oubliez pas de mobiliser les jeunes, les exploitants et les retraités. Nous avons besoin de toutes vos voix !

Grégoire Petit, président de la MSA de Haute-Normandie

N°2003 (03)

16 janvier 2020 | Semaine 03 2003
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Sanctuarisons !
Le débat sur les ZNT remet sur le devant de la scène, l’épineuse question de la protection du foncier agricole. Sur le constat, tout le monde est d’accord : il est urgent de stopper l’hémorragie, de préserver le foncier. Dans les faits, la promotion immobilière, commerciale et industrielle n’a que faire du foncier, perçu comme un simple support aux futures constructions. La décision du gouvernement de figer une partie de nos exploitations est du même tonneau. Qu’importe qu’on prive la France de sa capacité de production, qu’on enlève aux producteurs une partie de leur revenu, qu’on spolie les propriétaires de leurs biens pourvu que l’opinion publique ait l’impression qu’on la protège. Alors, puisque nous sommes les seuls à nous en préoccuper, nous devons, collectivement refuser tous nouveaux projets destructeurs de foncier agricole. Terminé les zones d’activités, fini les lotissements, exit les aménagements divers et variés. En créant des ZNT sans fondement scientifique, le gouvernement nous oblige, au nom du principe de précaution, à bloquer tout ce qui aura de réduire foncier agricole et donc de fragiliser demain, notre indépendance alimentaire. Nous avons écrit au préfet de Région pour lui signifier notre décision, et nous vous invitons à en faire de même.

Stéphane Donckele, secrétaire général de la FNSEA 76

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