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196 anciens numéros

N°1849 (49)

06 décembre 2018 | Semaine 49 1849
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L'édito

Acharnement
Habitué aux coups d’éclats pour mettre en avant les causes défendues, Greenpeace a renoué avec l’exercice en mettant en ligne une carte recensant les « fermes-usines », considérées comme « une menace pour l’élevage français ». A cette campagne de dénigrement orchestrée par Greenpeace, s’ajoute une série d’intrusions dans les élevages pilotées par le groupuscule Direct Action Everywhere. Et que dire de la plateforme du gouvernement censée différencier les agriculteurs « vertueux » au regard du glyphosate, des autres. Les bons d’un côté, les mauvais de l’autre. Voilà ce que ces démarches cherchent à faire. Sur des critères subjectifs, sur des ressentis, des courants de pensées portés au rang de valeurs universelles par leurs propres promoteurs, on classe, on stigmatise, on dénigre une partie de la population, une profession toute entière. Les agriculteurs dont la mission première, rappelons-le, est de nourrir les citoyens, dans les règles et les valeurs de la République sont en droit d’attendre autre chose en retour que ce déversement de haine, que ces accusations permanentes. Face à cela, nous nous organisons pour contrer ces dérives notamment en communiquant sur nos pratiques. De son côté, l’Etat, garant de la sécurité et de l’unité nationale ne peut pas rester sans rien. Tel est le sens de notre intervention auprès de la préfète de Région. Tout cela n’a que trop duré.

Patrice Faucon, président de la FNSEA 76

N°1848 (48)

29 novembre 2018 | Semaine 48 1848
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L'édito

Décharges sauvages
En cette période faste pour la cueillette des champignons, nous sommes de plus en plus confrontés aux déchets (amiante, plastiques divers, gravas…) jetés pêle-mêle dans nos belles forêts normandes ainsi que le long des chemins de balade.
Un problème que l’on pensait trouver uniquement en périphérie des grandes agglomérations ; malheureusement, ce n’est plus le cas depuis bien longtemps.
Ces décharges sauvages très polluantes ne cessent d’augmenter et de grossir mais aucune action n’est entreprise par nos services publics. Certaines communautés d’agglomération ont même eu l’ingéniosité de ne plus prendre en charge les pneus usagés des particuliers.
De ce fait, nous les retrouvons aujourd’hui un peu partout dans la nature et malheureusement souvent dans les parcelles agricoles, occasionnant des sinistres très coûteux dans le cas de leur absorption par les moissonneuses-batteuses.
Quand nos élus vont-ils comprendre qu’il faut plus de déchèteries et qu’elles soient ouvertes gratuitement à plus de monde comme aux auto-entrepreneurs, aux petites entreprises de BTP et autres structures similaires ?
Si nous voulons que notre pays reste beau, sain et attractif pour nos touristes, des décisions urgentes sont à prendre et surtout ne pas faire la politique de l’autruche.

Olivier Cleland, FNSEA 76

N°1847 (47)

22 novembre 2018 | Semaine 47 1847
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Ensemble
Dans quelques semaines, les agriculteurs auront à élire leurs représentants à la chambre d’agriculture. Vendredi 16 novembre, à l’occasion d’une réunion des représentants des réseaux JA/ FNSEA, furent présentés le projet pour notre agriculture et les propositions concrètes pour la chambre. Tous les candidats qui porteront ce projet ont pris la parole. La diversité des profils et des différentes productions sont une richesse pour représenter les agriculteurs sur le territoire. En 2019, comme par le passé, nos deux organisations se présenteront ensemble face aux électeurs. Parce que JA76 et FNSEA76 partagent la même vision de l’agriculture que nous voulons sur notre territoire : une agriculture de production, diversifiée, rémunératrice, respectée pour ce qu’elle est et apporte à la société, ouverte et attentive aux évolutions, résolument en phase avec son époque. Parce que nous avons la conviction que nos deux organisations, en œuvrant quotidiennement pour la défense et la prospérité de l’agriculture et des agriculteurs, constituent une vraie chance, un vrai plus. Au fil des jours qui nous séparent du scrutin, nous vous présenterons notre ambition et ce qui nous fera avancer, ensemble, les pieds sur terre.

Patrice Faucon, FNSEA 76 et Guillaume Cabot, JA 76

N°1846 (46)

15 novembre 2018 | Semaine 46 1846
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Inadmissible
2015, versé début 2018.
2016, il en reste encore!
2017, c’est loin d’être fini!
2018, pas encore vu la couleur!
Non, ce n’est pas un rébus ... c’est simplement les aides du second pilier consacrées aux mesures agri-environnementales et à l’agriculture biologique (aides à la conversion et au maintien) que les agriculteurs attendent depuis que la nouvelle programmation Pac 2014-2020 (pas si nouvelle que ça) est en place. Et depuis que les Régions ont récupéré le bébé.
Alors que nos concitoyens demandent de plus en plus de produits biologiques
(+ 18 % de consommation sur un an pour la viande). Alors que la pression sociétale est de plus en plus forte pour réduire l’utilisation des traitements chimiques. Alors que les agriculteurs volontaires décident de faire évoluer leur pratiques culturales et s’engagent avec des mesures agri environnementales à les modifier. L’Etat français ne tient pas ses engagements. Et les collectivités régionales sont aux abonnés absents pour pallier la déficience de l’Etat tout en exigeant de conserver la gestion de cette manne pour la prochaine PAC. L’agriculteur subit un impact énorme ! Le changement de pratique induit une réduction de productivité loin d’être compensée par le prix. Les accompagnements financiers du second pilier ne sont pas anodins. Et de nombreux agriculteurs engagés dans ces mesures et respectant leur contrat, eux, se trouvent en grave difficulté, risquant de mettre la viabilité de leur exploitation en cause ... Et feront marche arrière lors du prochain programme. L’attitude du ministère de l’Agriculture dans la gestion de ce dossier est inadmissible et il doit absolument respecter son contrat avant fin 2018 au même titre que les agriculteurs.

Philippe Sellier, FNSEA 27

N°1845 (45)

00 0000 | Semaine 45 1845

N°1844 (44)

02 novembre 2018 | Semaine 44 1844
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Pas de vague !

Ces dernières semaines, la peste porcineafricaine présente dans les Ardennesbelges inquiète à juste titre tous les éleveursporcins de notre région. De l’autrecoté de la Méditerranée, la fièvre aphteusese propage en Algérie avec 392 cas découvertsces derniers mois dans des élevagesbovins. Cela a de quoi inquiéter égalementles éleveurs français. L’Etat devraappliquer sans férir les règles sanitaires envigueur afin que nos élevages soient préservésde ces très graves maladies ! Enfin,nous l’espérons. Car dans le départementde l’Eure, un éleveur, accompagné dequelques hurluberlus, manifeste devant laDDPP, au motif que celle-ci lui demandede respecter la règlementation sanitaireen vigueur, notamment celle sur l’identificationdes bovins. Règlementation, aveccertes, ces obligations administratives,que tout éleveur digne de ce nom respectepour protéger nos concitoyens et les éleveurs.Nous aurions pu penser, que coutumierdu fait, il soit contraint de se mettreen règle sans délai, c’est à dire d’euthanasiertous les animaux non tracés, commela loi l’exige. Cela pour l’intérêt sanitairede la population et des éleveurs de notrerégion. Au lieu de cela, une solution decompromis va lui être proposée pour l’accompagner.Lui permettre de se mettre enrègle. Ce qu’il n’a jamais daigné faire.

Philippe Sellier, FNSEA 27

N°1843 (43)

25 octobre 2018 | Semaine 43 1843
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Rester critique
Nous ne cessons d’entendre au quotidien des organisations non gouvernementales (ONG), dénoncer tel ou tel sujet. Il faut reconnaître qu’à la base, la création de ces associations repose souvent sur une bonne cause. Pour défendre leur cheval de bataille, elles sont obligées de se développer pour devenir au final une petite ou grande entreprise et même de devenir des groupes d’influence et de pression, en conclusion des « lobbies ». Nous voici donc arrivés à un moment fatidique pour elles, car même si elles ont réussi à atteindre leurs objectifs premiers, leur nouvelle structure les pousse souvent à trouver d’autres thématiques ou d’autres arguments, en ayant aucun scrupule à déformer la vérité jusqu’à crier au loup pour que les populations les écoutent aveuglement. Leur « instinct de survie » vient prendre le pas sur toute morale, quelle qu’elle soit. Il est primordial que chacun de nous ne prenne pas pour argent comptant les dires de ces donneurs de leçons sans en avoir fait une analyse critique.  A nous, agriculteurs du monde, d’apporter cet éclairage aux populations, en étant sincère et honnête, pour rester ainsi toujours la meilleure agriculture mondiale.

Olivier Cleland, vice-président de la FNSEA 76

N°1842 (42)

18 octobre 2018 | Semaine 42 1842
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A l’écoute
Didier Guillaume vient d’être nommé ministre de l’Agriculture et de l’Alimentation. Il prend ainsi la place de Stéphane Travert qui, s’il a fait preuve de bonne volonté, aura aussi illustré les limites du pouvoir d’un ministre. La politique agricole est largement impulsée par le président de la République, elle est mise en œuvre par le ministre de l’Agriculture. Didier Guillaume va devoir transformer l’essai de la loi sur l’alimentation tout juste votée et dont nous avons maintes fois dénoncé les limites, malgré les avancées qu’elle contient. Les ordonnances qui doivent paraître prochainement doivent conforter le dispositif pour que les agriculteurs retrouvent des prix. Car, s’il est un message que le ministre doit entendre, c’est bien que les agriculteurs ne peuvent pas vivre sans prix qui permettent de couvrir les coûts de production et de dégager un revenu. Qu’il ne nous déçoive pas comme le président, qu’il soit à l’écoute, qu’il prenne connaissance rapidement des dossiers agricoles et qu’il porte haut la voix de la France dans les dossiers européens cruciaux pour la future Pac, voilà ce que nous attendons de Didier Guillaume.

Arnold Puech d’Alissac, FRSEA Normandie

N°1841 (41)

11 octobre 2018 | Semaine 41 1841
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Faites ce que je dis…
En cette période, les contrôles fleurissent et notamment les contrôles PAC par télédétection. Prenant ainsi de la hauteur, l’administration scrute les coins de parcelle non exploités, le moindre mètre carré non couvert. Que cela soit volontaire, lié à un aléa climatique ou à une commodité de culture, qu’importe : pas de couvert, pas d’aide, telle est la règle, quitte même à réclamer des sommes dérisoires. Dont acte. Dans ce cas précis, et plus globalement, l’Etat nous demande d’être irréprochable, de respecter la myriade de réglementations sans jamais faillir. PAC, directive nitrates, sanitaire, identification, droit social, et j’en passe sont autant de sujets que nous devons maîtriser. Alors oui, il nous arrive d’avoir sur une parcelle, un problème de levée ou une fourrière un peu large. Alors oui, selon la loi, nous sommes en « anomalie » et donc sanctionnables. Mais alors, en retour, nous attendons de l’administration qu’elle soit elle aussi irréprochable et qu’elle mette autant de détermination pour régler, par exemple, les aides Pac Maec et bio 2016 et 2017 que les producteurs attendent encore. L’art est sans doute plus délicat.

Stéphane Donckele, secrétaire général de la FNSEA 76

N°1840 (40)

04 octobre 2018 | Semaine 40 1840
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Déconnectés
Une tribune émanant de députés, une nouvelle instruction ministérielle pour le bien-être animal, une commission départementale opérationnelle sur la maltraitance animale. La cause animale est devenue le sujet à la mode, une urgence absolue. Comme si les éleveurs étaient, depuis des décennies, des tortionnaires, maltraitant veaux, vaches, cochons. Cela pourrait faire sourire sur la méconnaissance de l’élevage en France, de l’action quotidienne des femmes et des hommes élevant les animaux, du quasi sacerdoce que cela représente. La déconnexion de la société urbaine sur la relation construite depuis des millénaires entre les hommes et les animaux est inquiétante. Une  partie de la population n’a plus les pieds sur terre au sens littéral du terme. Elle confond et mélange l’approche de leur confort urbain avec celui des animaux au mépris du métabolisme et de la physiologie de ceux-ci. L’anthropomorphisme est devenu la règle pour l’approche de la défense animale au mépris  des animaux. Les éleveurs ont un travail de fond à fournir avec l’aide des biologistes et scientifiques pour réapprendre à la société que l’animal n’est pas un homme comme les autres.

Philippe Sellier, FNSEA 27

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