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216 anciens numéros

N°1914 (14)

04 avril 2019 | Semaine 14 1914
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L'édito

Pas convaincant
Le ministre de l’agriculture Didier Guillaume est intervenu en clôture du congrès de la FNSEA jeudi dernier à Nancy. Le moins que l’on puisse dire est que son discours nous a laissés sur notre faim. Certes, il a répété sa reconnaissance pour ce que les agriculteurs apportent à la société en termes d’alimentation, de qualité, de protection de l’environnement. Il a aussi convenu que les agriculteurs sont les premiers défenseurs de l’environnement et du bien-être des animaux. Il s’est érigé une nouvelle fois en défenseur des agriculteurs contre l’agri-bashing. Mais tout cela ne suffit pas. Car il a aussi longuement insisté sur la désormais fameuse « montée en gamme » nécessaire de la production agricole, une montée en gamme qui passe par la réduction, voir la suppression des molécules chimiques. Bref, il a fait du « en même temps » ainsi que le veut la marque de fabrique de ce gouvernement. Enfin, il a affirmé qu’il n’y aurait pas d’accord avec le Mercosur. Cela devrait nous réjouir mais l’absence d’explication et d’argumentation nous laisse dubitatif. Et ce d’autant plus qu’il a rappelé qu’il ne fallait pas écouter les promesses des politiques. Dans ces conditions, on ne peut pas dire que Didier Guillaume ait été convaincant.

Arnold Puech d'Alissac, président de la FRSEA Normandie

N°1913 (13)

28 mars 2019 | Semaine 13 1913
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L'édito

Prairies
En Normandie et donc en Seine-Maritime, les exploitants ont reçu de la DDTM des courriers les sommant de remettre en herbe les parcelles retournées en 2018. En 2019, du fait de l’amélioration du fameux ratio, le retournement est à nouveau possible sous réserve d’avoir sollicité l’avis du bassin versant. Dans les faits, un exploitant pourrait donc être amené a retourner une parcelle de blé pour la remettre en herbe et dans le même temps, labourer une prairie pour y semer du blé… Ce nouvel épisode témoigne de la place qu’a pris l’herbe dans la société et dans les politiques publiques. Certains n’hésitent plus, en évoquant nos herbages, à parler de « bien commun », légitimant ainsi toutes les prises de position des acteurs en lien avec l’eau, l’érosion, la biodiversité, les paysages et j’en passe. Tous ont un avis sur ce qu’il faudrait faire et surtout ne pas faire avec l’herbe. On a parfois le sentiment, que dans cette agitation ambiante autour de l’herbe, on a oublié d’intégrer le principal intéressé, l’éleveur. Alors oui, l’herbe est au cœur de nombreux enjeux. Nous en sommes conscients et sommes prêts à y travailler. Mais n’oublions pas que l’herbe est surtout un élément clé dans l’équilibre économique de nos exploitations et que seule l’amélioration des revenus en élevage permettra de préserver durablement l’herbe.

Patrice Faucon, président de la FNSEA 76

N°1912 (12)

00 0000 | Semaine 12 1912
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L'édito

SIE
Nous avons de cesse de dénoncer dans les colonnes du journal et ailleurs, le mal français que constitue la surtransposition de la réglementation européenne. Le dernier cas recensé concerne les dates d’implantation des surfaces d’intérêt écologique (SIE) « cultures dérobées » pour lesquelles l’administration départementale doit se positionner pour 2019. A l’été 2018, la FNSEA 76 s’est déjà insurgée contre la date unique choisie à l’époque (20 août – 14 octobre) et a demandé pour 2019, et comme le règlement européen le précise, que la gestion de cette période d’implantation se fasse à l’échelle individuelle. Depuis un an, le gouvernement s’y refuse en invoquant comme toujours, des « difficultés administratives et techniques de mise en œuvre ». En clair, l’administration centrale refuse de mettre à jour son outil informatique. Excuses tant de fois entendues, et toujours aussi insupportables. Nous attendons juste du gouvernement qu’il se contente, pour une fois, d’appliquer à la lettre le règlement européen. Le candidat Macron s’était engagé à mettre fin à toute surtransposition et à imposer même
« que les démarches administratives soient simplifiées avec une administration facilitatrice ». Pourrait-on imaginer, cette fois, que la parole politique soit tenue ?

Patrice Faucon, président de la FNSEA 76

N°1912 (12)

21 mars 2019 | Semaine 12 1912
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L'édito

SIE
Nous avons de cesse de dénoncer dans les colonnes du journal et ailleurs, le mal français que constitue la surtransposition de la réglementation européenne. Le dernier cas recensé concerne les dates d’implantation des surfaces d’intérêt écologique (SIE) « cultures dérobées » pour lesquelles l’administration départementale doit se positionner pour 2019. A l’été 2018, la FNSEA 76 s’est déjà insurgée contre la date unique choisie à l’époque (20 août – 14 octobre) et a demandé pour 2019, et comme le règlement européen le précise, que la gestion de cette période d’implantation se fasse à l’échelle individuelle. Depuis un an, le gouvernement s’y refuse en invoquant comme toujours, des « difficultés administratives et techniques de mise en œuvre ». En clair, l’administration centrale refuse de mettre à jour son outil informatique. Excuses tant de fois entendues, et toujours aussi insupportables. Nous attendons juste du gouvernement qu’il se contente, pour une fois, d’appliquer à la lettre le règlement européen. Le candidat Macron s’était engagé à mettre fin à toute surtransposition et à imposer même
« que les démarches administratives soient simplifiées avec une administration facilitatrice ». Pourrait-on imaginer, cette fois, que la parole politique soit tenue ?

Patrice Faucon, président de la FNSEA 76

N°1911 (14 mars 2019)

14 mars 2019 | Semaine 14 mars 2019 1911
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L'édito

Europe
C’est par une lettre aux Européens que le président de la République a lancé la campagne en vue des élections du 26 mai prochain. Il y évoque l’idée d’une renaissance européenne et avance des projets innovants pour relancer la construction européenne. Le président propose par exemple de mettre en œuvre une « préférence européenne » pour la gestion des marchés publics. Voilà qui n’est pas sans rappeler la « préférence communautaire » qui figurait au fronton du traité de Rome et qui a été régulièrement bafouée par les multiples accords de libre-échange qui grignotent, petit à petit, le dynamisme de notre agriculture. Soyons optimistes, et - même si l’agriculture ne semble pas citée dans cette lettre - voyons dans cette perspective l’idée d’un retour aux valeurs fondatrices de l’Europe. Car le seul projet qui vaille pour les Européens est que la construction européenne leur apporte plus de sécurité, plus de prospérité pour plus de paix sur notre continent. Cela passe par une remise en cause du dogme libéral qui prévaut à Bruxelles, et son corollaire d’ouverture tous azimuts de nos frontières. Car, comme l’écrit Emmanuel Macron : « Quelle puissance au monde accepte de poursuivre ses échanges avec ceux qui ne respectent aucune de ses règles ? » Mais à trois mois des élections, cette conversion apparaît tout de même bien tardive.

Arnold Puech d’Alissac,
président de la FRSEA

N°1910 (10)

07 mars 2019 | Semaine 10 1910
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L'édito

Sortis du bois pour pisser.
Les élus Europe Ecologie Les Verts et les épris de coquelicots se sont réunis vendredi à Rouen autour d’un film sur le glyphosate, suivi d’un débat et d’une invitation à remplir un flacon pour un « glyphotest ». J’ai parfois du mal à accepter le principe de payer pour des toilettes publiques, mais soulager cette envie leur en coûtera 135 € ! Et le laboratoire allemand controversé Biocheck qu’ils ont retenu (le même qu’Elise Lucet) leur donnera un résultat invariablement positif, leur test n’étant pas adapté à la recherche de la molécule. Ils rêvent de mener un combat contre « les multinationales » qui selon eux, gouvernent jusque dans nos fermes. Leur idéal d’agriculture est très bucolique, impérativement en bio et sans aucun
« pesticide de synthèse ». Ils citent même un unique expert scientifique qui a démontré qu’il est possible de nourrir la planète avec un seul modèle familial auto-centré ! Ils ignorent la complémentarité des modèles et tous les efforts que nous avons engagé ! La transition écologique est déjà en marche. Pour la 3e année, le journal The Economist place la France premier pays pour la durabilité du modèle agricole et alimentaire dans le monde. Mais plutôt que d’aller le constater avec huissier, ils préfèrent s’enfermer…dans les toilettes !

Philippe Levavasseur, vice-président de la FNSEA 76

N°1909 (09)

27 février 2019 | Semaine 09 1909
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Sucreries
La fermeture des sucreries de Cagny et Eppeville résonne comme un coup de tonnerre dans nos campagnes. La décision unilatérale de fermer ces deux sites va, même si tout n’est pas encore fait, bouleverser le paysage de certaines de nos régions agricoles. Des exploitations vont être fortement impactées, ainsi que bon nombre d’entrepreneurs agricoles, transporteurs routiers … Cela peut toucher l’ensemble de nos productions. Il faut nous interroger plus que jamais sur notre relation entre nous, producteurs, et notre aval. La filière betterave semblait pourtant un exemple en la matière. Mais quelle est la place du producteur dans la stratégie de son partenaire industriel ? Dans le schéma coopératif, l’agriculteur n’est-il pas mieux protégé en étant au centre des décisions de nos outils de commercialisation et de transformation ? Quant à nous, producteurs, sommes-nous prêts à investir, à nous investir dans nos outils économiques ? Ce qui est certain, c’est qu’une représentation massive, fédérée et organisée sera encore et toujours la meilleure réponse à nos attentes. La tentation est grande de se sentir suffisamment fort et autonome. Mais aucun n’est en capacité à peser seul dans la décision d’un industriel, comme le montre le dossier de Cagny. La mobilisation forte et rapide de la semaine passée à ouvert des portes. Rien n’est encore perdu. Restons mobilisés !

Damien Auclaire, président de la section grandes cultures de la FRSEA Normandie

N°1908 (08)

21 février 2019 | Semaine 08 1908
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Bien-vivre !
En ces temps pour le moins agités, le salon du bien-vivre organisé par la section des Seniors de la FNSEA 76 tombe finalement à point nommé. Naturellement, nous aspirons tous au « bien-vivre ». Chacun place le curseur où il le souhaite, en fonction de ses souhaits, voire de ses rêves. Pour nous, simplement, le « bien-vivre » c’est d’abord et surtout de pouvoir vivre dignement, et confortablement en milieu rural, en ayant accès aux services indispensables mais aussi à tous ceux qui concourent à notre nécessaire confort. Alors le temps d’un week-end, nous vous proposons de rencontrer tous les acteurs de ce
« bien-vivre » en milieu rural. Organisé par des Séniors agricoles surmotivés, ce salon est ouvert à tous, jeunes et moins jeunes, agriculteurs ou non, retraités ou actifs. Nous comptons donc sur vous, les 23 et 24 février à Yerville pour cette 5ème édition. Et si ce salon doit nous permettre de bien-vivre, ayons aussi pour ambition ultime qu’il favorise le bien-vivre ensemble, si important à mes yeux.

Jean-Paul Lecourt, président des Seniors agricoles

N°1907 (07)

14 février 2019 | Semaine 07 1907
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L'édito

53,91 %
Voià donc le résultat de la liste JA 76 + FNSEA 76 dans le collège des exploitants et assimilés aux dernières élections chambre d’agriculture. Majoritairement, les agriculteurs qui ont voté, ont renouvelé leur confiance aux équipes sortantes, dans tous les collèges d’ailleurs, validant ainsi le travail engagé et les programmes proposés. Naturellement cette victoire nous réjouit, et nous conforte dans nos actions. Nous remercions ici, toutes celles et ceux qui nous ont reconduit à la tête de la chambre d’agriculture et d’avoir fait de nous, et pour 6 ans encore, les acteurs du développement agricole dans notre département. Bien entendu, nous sommes conscients que le recul de la participation est un indicateur, un révélateur à la fois d’une méconnaissance du rôle de la chambre mais aussi et surtout d’une forme de désarroi et de découragement d’une partie d’entre nous. Nous avons entendu le signal. Cela doit nous obliger à en faire davantage, en lien avec le syndicalisme et l’ensemble des OPA, pour que le sort de chacun d’entre nous s’améliore équitablement et durablement. Maintenant l’élection passée et la route tracée pour les six prochaines années, plus que jamais « avançons ensemble les pieds sur terre ».

Patrice Faucon, président de la FNSEA 76 et Guillaume Cabot, président des JA 76

N°1906 (06)

07 février 2019 | Semaine 06 1906
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L'édito

C’est pas moi, c’est lui...
Tout le monde a entendu la semaine dernière que le prix de certains produits incontournables dans les rayons allait augmenter. Une augmentation pour mieux rémunérer les agriculteurs. Je vous la fais courte mais le message délivré, rejette la faute sur les agriculteurs et pas sur la grande distribution….
C’est vrai, c’est la conséquence de la loi alimentation que les syndicalistes, que nous sommes, avons poussé à être appliquée pour que les choses changent enfin. Autrement dit, le relèvement du seuil de revente à perte les oblige, dorénavant, à faire de la marge sur ces produits d’appel.
De cette façon, la distribution n’aura plus besoin de presser ses fournisseurs de produits agricoles pour augmenter leurs marges de façon à compenser celles qu’ils n’ont pas eues sur le Nutella, le Ricard et même le Coca-Cola.
Nous assumons notre travail et dans le même temps, les discussions sur les coûts de production se déroulent et aboutissent par des accords. C’est ça aussi la loi alimentation et c’est comme ça aussi que le revenu des producteurs s’améliorera.
La vérité est celle-là.  Force est de constater que la grande distribution y est contrainte. Elle doit se remettre en cause pour sortir du moins cher  t arrêter le double discours sur le soutien aux producteurs.

Stéphane Donckele, secrétaire général de la FNSEA 76

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