Anciens numéros

206 anciens numéros

N°1907 (07)

14 février 2019 | Semaine 07 1907
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L'édito

53,91 %
Voià donc le résultat de la liste JA 76 + FNSEA 76 dans le collège des exploitants et assimilés aux dernières élections chambre d’agriculture. Majoritairement, les agriculteurs qui ont voté, ont renouvelé leur confiance aux équipes sortantes, dans tous les collèges d’ailleurs, validant ainsi le travail engagé et les programmes proposés. Naturellement cette victoire nous réjouit, et nous conforte dans nos actions. Nous remercions ici, toutes celles et ceux qui nous ont reconduit à la tête de la chambre d’agriculture et d’avoir fait de nous, et pour 6 ans encore, les acteurs du développement agricole dans notre département. Bien entendu, nous sommes conscients que le recul de la participation est un indicateur, un révélateur à la fois d’une méconnaissance du rôle de la chambre mais aussi et surtout d’une forme de désarroi et de découragement d’une partie d’entre nous. Nous avons entendu le signal. Cela doit nous obliger à en faire davantage, en lien avec le syndicalisme et l’ensemble des OPA, pour que le sort de chacun d’entre nous s’améliore équitablement et durablement. Maintenant l’élection passée et la route tracée pour les six prochaines années, plus que jamais « avançons ensemble les pieds sur terre ».

Patrice Faucon, président de la FNSEA 76 et Guillaume Cabot, président des JA 76

N°1906 (06)

07 février 2019 | Semaine 06 1906
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L'édito

C’est pas moi, c’est lui...
Tout le monde a entendu la semaine dernière que le prix de certains produits incontournables dans les rayons allait augmenter. Une augmentation pour mieux rémunérer les agriculteurs. Je vous la fais courte mais le message délivré, rejette la faute sur les agriculteurs et pas sur la grande distribution….
C’est vrai, c’est la conséquence de la loi alimentation que les syndicalistes, que nous sommes, avons poussé à être appliquée pour que les choses changent enfin. Autrement dit, le relèvement du seuil de revente à perte les oblige, dorénavant, à faire de la marge sur ces produits d’appel.
De cette façon, la distribution n’aura plus besoin de presser ses fournisseurs de produits agricoles pour augmenter leurs marges de façon à compenser celles qu’ils n’ont pas eues sur le Nutella, le Ricard et même le Coca-Cola.
Nous assumons notre travail et dans le même temps, les discussions sur les coûts de production se déroulent et aboutissent par des accords. C’est ça aussi la loi alimentation et c’est comme ça aussi que le revenu des producteurs s’améliorera.
La vérité est celle-là.  Force est de constater que la grande distribution y est contrainte. Elle doit se remettre en cause pour sortir du moins cher  t arrêter le double discours sur le soutien aux producteurs.

Stéphane Donckele, secrétaire général de la FNSEA 76

N°1905 (05)

31 janvier 2019 | Semaine 05 1905
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L'édito

Show et froid
Dans le cadre du grand débat, le président Macron se lance, tous azimuts, dans une grande tournée à la rencontre des Français. En mode « campagne électorale », le président échange donc, en bras de chemise et durant des heures s’il le faut, avec les citoyens sur tous les sujets, sans filtre. C’est ainsi que lors d’une de ces réunions, le président a annoncé « que la France ne parviendrait pas à se passer « à 100 % » du glyphosate dans les trois ans comme il s’y est engagé », et d’ajouter même, « Si je le fais (…), je tue complètement certaines filières ». Dans son élan, il a aussi évoqué le contrat de solutions porté notamment par FNSEA-JA. Tiens, tiens, le président serait-il d’un coup frappé de lucidité aiguë ? On ne peut que se réjouir de cette position présidentielle et se dire que finalement, notre pugnacité à expliquer est enfin récompensée. Mais parce que nous connaissons aussi la propension du président à souffler le chaud et le froid, à utiliser le « en même temps » à forte dose, nous maintiendrons un niveau de vigilance élevé. Car nous aussi, comme le président, nous sommes capables de faire deux choses en même temps : travailler autour de solutions alternatives et « en même temps », revendiquer pour une approche pragmatique de ces sujets.

Patrice Faucon, président de la FNSEA 76

N°1904 (04)

24 janvier 2019 | Semaine 04 1904

N°1903 (03)

17 janvier 2019 | Semaine 03 1903
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L'édito

Spectacle
Diffusé ce jeudi sur le service public, l’émission d’Elise Lucet revient cette fois sur le thème du glyphosate, autant dire que la machine à cash se remet en route… Elle n’aura cure des efforts déjà faits, ignorera le développement des nou-velles techniques, ira chercher l’exemple populaire (tests d’urine de célébrités)
et invariablement mettra tout le monde dans le même sac. Ce soir on va laver plus blanc que blanc : spectacle, «com.», audience, tout y sera. On dit souvent que la santé démocratique d’un pays se mesure à la liberté de ses journalistes. Ce n’est pas à contester, nous aurions tort de vouloir vivre ailleurs, mais pourquoi diable tombent-ils de plus en plus dans le sensationnel, dans l’info immédiate, qui non contente d’être permanente doit aussi faire le buzz à chaque moment, à l’instar de BFMTV mis en cause pour son manque de professionnalisme. L’activité qui consiste à recueillir, vérifier et éventuellement commenter des faits pour les porter à l’attention du public est mis à mal. L’honnêteté doit nous pousser
à nous demander si le contribuable-ci-toyen que nous sommes, privilégie trop l’écoute de programmes d’information parfois médiocre, où la bonne audience conduit à multiplier ces émissions qui font tant de tort à notre profession.

Stéphane Lecarpentier, directeur de la rédaction de l'Union agricole

N°1902 (02)

10 janvier 2019 | Semaine 02 1902
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Le lundi terne
Après les gilets jaunes, les stylos rouges, voici les “lundis verts” ! Même si les revendications qui se cachent derrière ces couleurs vives, sont loin d’avoir les mêmes objectifs ! Les codes couleurs sont utilisés à propos de tout dans cette ère effrénée de communication instantanée et permanente. Le seul hic, c’est que la signification originale des couleurs prises en référence ne correspond pas à la signification, et de loin, des revendications portées. Pour les “lundis verts“, le mot d’ordre lancé par un aéropage de people plus ou moins médiatiques est de ne pas consommer de produits d’origine animale un jour par semaine. La couleur choisie est totalement détournée. Le vert correspondant à la nature, la biodiversité et à l’écologie. Et donc au respect de la chaîne alimentaire et à l’équilibre des interactions entre espèces. L’agriculture et l’élevage sont les premiers acteurs de ce vert nature par l’occupation de tous les territoires, l’entretien des espaces et le maintien d’une biodiversité. Le vert des prairies en est l’exemple. En dehors de promouvoir la malnutrition, ces people récupèrent le symbole d’une couleur dont ils sont totalement éloignés et déconnectés. Leur appel, relayé à foison par les médias, doit s’appeler le “lundi terne” !

Philippe Sellier, FNSEA 27

N°1901 (01)

03 janvier 2019 | Semaine 01 1901
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Bonne année 2019 !

Ce début d’année est, de coutume, le temps des bons vœux et des bonnes résolutions. En tant qu’agriculteurs, nous sommes en droit de formuler quelques attentes pour cette nouvelle année. Espérons, enfin, que les prix pour lesquels nous nous battons inlassablement, finissent enfin par faire progresser nos revenus. Rêvons que le Gouvernement, dans ses actes, considère notre secteur comme une chance pour ce pays, et non comme la source de tous les problèmes, notamment environnementaux. Souhaitons que le peuple français prenne enfin conscience que l’alimentation à laquelle il a accès grâce au travail de ses agriculteurs, est la meilleure et le plus sûre du monde. Militons pour que la vague d’opposants à notre modèle agricole, finisse enfin par retomber. En tant que responsables syndicaux, nous nous battrons en 2019 et au quotidien, pour que ces vœux se concrétisent. Soyez en assurés. Au nom du conseil d’administration de la FNSEA 76, j’adresse à chacune et chacun d’entre vous, tous nos vœux de bonheur, de réussite personnelle et professionnelle.

Patrice Faucon, président de la FNSEA 76

N°1851 (51)

20 décembre 2018 | Semaine 51 1851
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Spectacle
Vous l’aurez sans doute remarqué, la communication subit des mutations profondes jusqu’à sa forme moderne, sans doute réinventée par Patrick Le Lay (ex PDG de TF1) qui avançait en 2004 le concept de « temps de cerveau humain disponible ». La communication donc, pour nous faire avaler à peu près n’importe quoi ; les dernières années de Séguéla ne furent guère plus glorieuses. Et puis désormais la communication virale où l’on peut pratiquement créer une révolution grâce à la toile. Le jaune s’est ainsi propagé pour devenir autre chose qu’une couleur de 51. Dans tous les secteurs, la com’ devient le plus important. Auparavant, elle servait l’action, la valorisait, aujourd’hui elle la remplace, la transcende. Le primordial n’est plus de partager ce que nous faisons, mais de propager avant de faire, voire sans faire. Agir sans communiquer serait comme ne rien faire. Ça, c’est délétère pour l’action politique : certains élus agissent dans le seul but de communiquer. Et la société du spectacle devient l’essentiel. En plus pervers, comme aurait dit Bourdieu.
« Si vous vous contentez de voir ce qui est évident, vous ne verrez rien » (Ruth Bernhard).

Stéphane Lecarpentier, directeur de la rédaction de l'Union agricole

N°1850 (50)

13 décembre 2018 | Semaine 50 1850
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Agir ou subir ?

La semaine dernière, la FNSEA et JA appelaient les agricultrices et les agriculteurs à faire entendre leurs voix et à dénoncer le matraquage dont ils font l’objet.
Les sujets d’inquiétude ne manquent pas : hésitations du Gouvernement à boucler le chantier des Etats généraux de l’alimentation, hausses de charges annoncées, ou encore dénigrement sans fin dont nous sommes victimes, quotidiennement. Les raisons d’une colère légitime sont bel et bien là.

La colère monte
Alors agir ou subir ? Dans ce contexte social tendu, nous avons fait le choix d’agir pour défendre notre profession. Durant tout le week-end et dès lundi matin, nous nous sommes mobilisés sur tout le territoire, pour défendre notre cause, une cause juste, qui mérite d’être portée à la connaissance des députés de ce pays. Vendredi c’est à la préfète de Région que nous exprimerons notre ras-le-bol. L’Etat et ses services doivent percevoir que la colère monte. Une colère qui devra s’exprimer un jour…

Stéphane Donckele, secrétaire général de la FNSEA 76

N°1849 (49)

06 décembre 2018 | Semaine 49 1849
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Acharnement
Habitué aux coups d’éclats pour mettre en avant les causes défendues, Greenpeace a renoué avec l’exercice en mettant en ligne une carte recensant les « fermes-usines », considérées comme « une menace pour l’élevage français ». A cette campagne de dénigrement orchestrée par Greenpeace, s’ajoute une série d’intrusions dans les élevages pilotées par le groupuscule Direct Action Everywhere. Et que dire de la plateforme du gouvernement censée différencier les agriculteurs « vertueux » au regard du glyphosate, des autres. Les bons d’un côté, les mauvais de l’autre. Voilà ce que ces démarches cherchent à faire. Sur des critères subjectifs, sur des ressentis, des courants de pensées portés au rang de valeurs universelles par leurs propres promoteurs, on classe, on stigmatise, on dénigre une partie de la population, une profession toute entière. Les agriculteurs dont la mission première, rappelons-le, est de nourrir les citoyens, dans les règles et les valeurs de la République sont en droit d’attendre autre chose en retour que ce déversement de haine, que ces accusations permanentes. Face à cela, nous nous organisons pour contrer ces dérives notamment en communiquant sur nos pratiques. De son côté, l’Etat, garant de la sécurité et de l’unité nationale ne peut pas rester sans rien. Tel est le sens de notre intervention auprès de la préfète de Région. Tout cela n’a que trop duré.

Patrice Faucon, président de la FNSEA 76

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