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237 anciens numéros

N°1932 (32)

08 août 2019 | Semaine 32 1932
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L'édito

Nous pouvons tous agir.
Nos concitoyens s’interrogent de plus en plus sur nos pratiques. La forte cam-pagne de dénigrement lancée contre l’agriculture « conventionnelle » au profit d’une agriculture « haut de gamme » est source d’inquiétude pour l’économie agricole dans son ensemble. Le syndi-calisme travaille mais les agriculteurs peuvent légitimement défendre direc-tement leur point de vue car ils sont perçus comme dignes de confiance et travailleurs par la très grande majorité des consommateurs (enquête Ipsos de juillet 2018).
Un collectif d’agriculteurs, dénommé #iciLaTerre, s’est créé dans les Yvelines le mois dernier pour apporter une réponse professionnelle à toutes les questions que se posent nos concitoyens, sans prosélytisme ni parti pris mais avec bon sens. Ils ouvrent en septembre le 1er numéro vert des agriculteurs, le numéro qui permet à chaque consommateur de joindre gratuitement un agriculteur au téléphone pour échanger avec lui ! Nous trouvons cette initiative très positive car il faut reconquérir l’espace médiatique que nous avons perdu. N’hésitez pas à soutenir leur démarche sur leur cagnotte Leetchi https://www.leetchi.com/c/icila-terre et à participer à cette action si vous le souhaitez.

Fabrice Moulard, FNSEA 27

N°1931 (31)

01 août 2019 | Semaine 31 1931
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L'édito

85 % du Smic
Jean-Paul Delevoye a remis récemment son rapport sur la réforme des retraites au Premier Ministre. Il préconise une réforme profonde du système généralisant un régime de retraite par points dans un système unique accompagné de la suppression des régimes spéciaux. Il prévoit par ailleurs l’instauration d’un « âge pivot » qui don-nerait accès à la retraite à taux plein, l’âge légal demeurant à 62 ans avec une minora-tion avant 64 ans. Enfin, il propose la mise en œuvre d’un minimum de retraite à 85 % du Smic. Nous approuvons cette dernière orientation et nous allons plus loin : elle ne doit pas attendre 2025 pour ne s’ap-pliquer qu’aux futurs retraités d’alors. Elle doit s’appliquer au plus vite aux nouveaux retraités, ceux dont la retraite sera liquidée d’ici la mise en œuvre de la réforme. Quant aux retraités actuels, ils doivent aussi voir le minimum de retraite augmenter sans délai. En agriculture, le plancher de 75 % du Smic a du mal à tenir, c’est dire si l’Etat doit dès maintenant engager le mouvement pour atteindre ces 85 % du Smic, qui n’est que la traduction d’un engagement du Président de la République dans le cadre du Grand Dé-bat : aucune retraite ne doit être inférieure à 1000 €. Tout cela s’entend pour une carrière complète, bien sûr. Les agriculteurs retraités actuels dont la retraite n’atteint pas 75 % du Smic n’ont pas le temps d’attendre. Ils exigent une application immédiate.

François Legras, président régional des anciens exploitants.

N°1930 (30)

25 juillet 2019 | Semaine 30 1930
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L'édito

Moisson solidaire !
Cela n’aura échappé à personne, le mois de juillet est particulièrement sec. Rares sont les secteurs du département qui ont pu bénéficier de quelques gouttes ces der-nières semaines. Les conséquences sont palpables sur les herbages et la situation des maïs et des pommes de terre, devient préoccupante. Cet épisode de sécheresse, malheureusement pas propre à notre département, devra nous interroger sur la délicate question de la gestion de la ressource en eau, de son stockage hiver-nal et de son utilisation estivale. Si notre département a toujours bénéficié d’une pluviométrie suffisante, il est de notre  devoir d’anticiper. Nous aurons l’occa-sion d’en reparler dans nos colonnes. Pour l’heure, et en attendant la pluie, nous entrons progressivement en mois-son. Si la récolte des orges est maintenant presque achevée, celle des blés et des col-zas a déjà commencé en Vallée de Seine et ne devrait plus tarder ailleurs. Au nom du conseil d’administration de la FNSEA76, je vous souhaite à tous une bonne et fruc-tueuse moisson 2019, en n’oubliant pas de veiller à ce que personne, dans notre département, ne manque de paille. Nous comptons sur la bienveillance des uns, et les sens de l’anticipation des autres.

Patrice Faucon, président de la FNSEA 76

N°1929 (29)

18 juillet 2019 | Semaine 29 1929
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L'édito

Encourageant
Le renouvellement des générations en agriculture, tel est le grand challenge que nous, Jeunes Agriculteurs, devons relever. Défi d’autant plus grand que d’ici 10 ans, la moitié des agriculteurs partira à la retraite. Quotidiennement, nous nous battons, tant au niveau national que local pour que des jeunes s’intéressent au métier et décident un jour de s’instal-ler. Pour JA, l’installation, c’est d’abord et avant tout, un projet viable, vivable, transmissible, porté par des jeunes dispo-sant de formations et d’un accompagne-ment adapté. Vous le découvrirez dans ce journal, notre travail et l’engagement de nos partenaires (la Région accorde aux jeunes installés normands des dotations supérieures), la Normandie est une terre attractive avec 300 installations réalisées chaque année. Ces bons résultats sont encourageants et sources de motivations pour poursuivre notre action. Le renou-vellement des générations, doit être la priorité de tous et de toutes les poli-tiques. Et puisque l’accès au foncier reste primordial dans bien des cas, JA portera dans la future loi foncière que nous ap-pelons de nos vœux, un certain nombre de propositions pour que l’installation soit au cœur de la loi.

Guillaume Cabot, président de JA 76

N°1928 (28)

11 juillet 2019 | Semaine 28 1928
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L'édito

L’histoire s’écrit maintenant.
L’évolution, pour certains, même la révolu-tion du cahier des charges du camembert de Normandie AOP, fait couler beaucoup d’encre. Ce projet, c’est d’abord l’espoir d’améliorer la rémunération des éleveurs en échange de conditions de production qui répondent aux attentes des clients et améliorent la qualité de nos camemberts fabriqués en Normandie. Ce projet est aussi accompagné d’une révision de l’aire géo-graphique de l’appellation. A ce jour, seules deux communes seinomarines ont été rete-nues : Sandouville et Saint-Vigor-d’Ymon-ville. Nous avons pourtant largement nos 130 jours de pluie et 800 mm d’eau par an. Alors ? Nous ne serions pas capables de faire du lait avec de l’herbe et des vaches normandes ? C’est pourtant ce que nous faisons. Tous les jours ! Nous avons deux mois pour écrire un courrier recomman-dé à l’Inao et réclamer chacun que notre commune soit « repêchée ». J’encourage tous les producteurs qui ont la volonté de répondre aux conditions de production de l’AOP à écrire ce recommandé dès mainte-nant. Fanny Lemoine, animatrice lait de la FNSEA 76, et Samuel Journée, de l’asso-ciation Normande Star vous donneront la marche à suivre. Notre histoire laitière, celle de nos enfants, s’écrit maintenant. Et c’est vous qui tenez la plume !

Jocelyn Pesqueux, président de la section laitière de la FNSEA 76

N°1927 (27)

04 juillet 2019 | Semaine 27 1927
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L'édito

Comme des voleurs !
Au bout de près de vingt années de négociation, l’Union européenne et le Mercosur ont signé un accord commercial. Comme quoi il semble plus aisé de signer un accord international que de se trouver un président de Commission. Que cette négociation ait duré vingt ans suffit à expliquer que les bases de discussion n’étaient pas saines. Quand on ne peut pas s’entendre, il faut parfois mieux se l’avouer et rester bons amis plutôt que forcer sa propre nature à trouver un accord qui frustrera au moins une des deux parties. Si l’on ignore les contreparties positives, on sait que c’est l’agriculture et l’agro-alimentaire qui ont constitué la monnaie d’échange sacrifiée par les négociateurs européens. Qu’un accord dans les cartons depuis vingt ans soit signé, en pleine vacance du parlement européen puisqu’il n’est pas encore installé, par une commission qui devrait n’être chargée, à ce moment de son mandat, de gérer les affaires courantes, a de quoi décourager les plus fervents supporter de la construction européenne. Ceux qui ont une piètre opinion des commissaires européens en auront une opinion encore moins bonne. Ils ont travaillé en cachette et signé un accord que les agriculteurs européens ne peuvent accepter et ils le savent. Juste avant de partir. Comme des voleurs !

Patrice Faucon, président de la FNSEA 76

N°1926 (26)

27 juin 2019 | Semaine 26 1926
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L'édito

Viens voir ma ferme
C’est l’opération de communication organisée par la FRSEA Normandie en partenariat avec l’association Agridemain dans le cadre de la 4ème fête des moissons et des récoltes. Cette fête des voisins de l’agriculture consiste à ouvrir son exploitation en conviant ses voisins à une rencontre conviviale pour découvrir la réalité d’une exploitation agricole et les différentes facettes de notre métier. En échangeant avec nos voisins, nous pourrons créer du lien, nous leur permettrons de mieux comprendre nos pratiques et ils pourront nous poser toutes leurs questions. Une vingtaine d’agricultrices et d’agriculteurs ouvrent leurs portes ce week-end en Seine-Maritime. N’hésitez pas à aller à leur rencontre pour les aider et pour, à votre tour, ouvrir votre ferme car cette opération sera renouvelée chaque année. Même en dehors de cette action, expliquons ce que nous faisons à nos voisins, à nos élus et à toute la population. La communication sur notre métier doit se faire au quotidien. Nous pouvons tous le faire, il suffit d’expliquer ce que nous faisons avec des mots simples. Ne laissons pas nos détracteurs parler de notre métier à notre place, qui mieux qu’une agricultrice ou un agriculteur pour parler d’agriculture !
Sylviane Lefez, membre du bureau de la FNSEA 76

N°1925 (25)

19 juin 2019 | Semaine 25 1925
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Marges
La cuvée 2019 du rapport Chalmin est parue. Elle produit une multitude de chiffres sur les constitutions des marges tout au long de la chaîne alimentaire, du producteur au consommateur. Le rapport confirme le constat dressé par les syndicats, FNSEA en tête : producteurs et consommateurs sont toujours étrillés sur l’autel de la guerre des prix. Et comme d’habitude, Philippe Chalmin pointe les limites à l’exercice de son observatoire des prix et des marges. Effectivement, tant qu’il ne maîtrise pas l’affectation des charges de structure à l’intérieur des magasins, la transparence qu’il apporte demeure toute relative puisqu’il travaille avec les données fournies par les magasins. On ne s’étonne pas dans ce contexte que les marges des rayons alimentaires soient réputées faibles puisque c’est la conclusion que recherchent les distributeurs. En somme, le rapport de l’observatoire ne montre que ce que les distributeurs veulent bien nous montrer. Alors que la loi Egalim est entrée en application, il est désormais temps de passer à la vitesse supérieure et de transformer cet observatoire gadget en outil de transparence. Cela passe par des pouvoirs d’investigation accrus. Et une fois encore, la balle est dans le camp du gouvernement. Donnera-t-il à l’observatoire les moyens de son ambition ?

Anne-Marie Denis vice-présidente de la FRSEA Normandie

N°1924 (24)

13 juin 2019 | Semaine 24 1924
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Sucré salé !
Le moins que l’on puisse dire est que la filière betterave traverse une zone de turbulences marquée d’une part par une baisse des prix à la production et d’autre part et pire encore, par une volonté forte de certains industriels de se restructurer en fermant de ci de là, quelques usines. Le syndicalisme, et la CGB notamment s’est pleinement saisi de ce sujet crucial pour l’ensemble de la filière. Car derrière la question de la place que tiendra demain la betterave dans nos assolements, découle immédiatement celle de la capacité de nos outils à exister. Il faut ajouter à la réflexion que dans l’équilibre de nos filières végétales, l’affaiblissement de l’un des maillons peut avoir de graves conséquences sur les autres. N’oublions pas non plus que la force de l’économie agricole seinomarine réside dans la diversité de ses systèmes d’exploitation et de ses productions. Pour toutes ces raisons, nous devons nous battre pour conserver en France, notre capacité de production, sans pour autant que les logiques industrielles ne pénalisent les producteurs. Alors oui l’équation est complexe, mais il est du rôle et du devoir du syndicalisme de la poser et de tenter de la résoudre.

Patrice Faucon, président de la FNSEA 76

N°1923 (23)

06 juin 2019 | Semaine 23 1923
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L'édito

Pétrole vert
Lundi 3 juin, la FNSEA 76 et JA 76 ont reçu à Bois-Guillaume les parlementaires du département pour un large tour de l’actualité agricole. Vous découvrirez dans cette édition le contenu de nos échanges. Nous avons alerté les élus, sur l’impérieuse nécessité de redonner aux secteurs agricole et agroalimentaire, la compétitive nécessaire, vitale à nos entreprises et plus largement, à l’économie du pays. Toutes les études le montrent. Jour après jour, la France perd des parts de marché et si le solde de la balance commerciale du secteur est encore excédentaire, on se demande pour combien de temps encore. Pendant qu’en France, nous nous interdisons certaines molécules, et je parle ici de néonicotinoïdes sur betteraves par exemple, d’autres s’octroient des dérogations pour les utiliser encore et pour mieux nous tailler des croupières demain. Hasard du calendrier ou vraie stratégie industrielle, dans le même temps, c’est en France qu’on ferme des sucreries. Alors, nous avons rappelé aux élus qu’il est urgent de changer de paradigme. En leur temps, des hommes politiques avaient considéré l’agriculture comme le « pétrole vert de la France » et placé « l’agriculture parmi les secteurs d’avenir de notre économie ». Nous en appelons aux élus d’aujourd’hui, pour qu’ils aient rapidement, le courage d’une telle ambition.

Patrice Faucon, président de la FNSEA 76

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