Anciens numéros

253 anciens numéros

N°1949 (49)

05 décembre 2019 | Semaine 49 1949
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L'édito

Rien que la science

Suite à notre troisième journée de mobilisation nationale, nous avons obtenu un rendez-vous avec le Premier ministre. Il a eu lieu ce mardi 3 décembre.Le Premier ministre a rappelé l’importance des chartes riverains destinées à renouer le dialogue entre la société et les agriculteurs. Sur les zones de non-traitement (ZNT), il a assuré vouloir faire prévaloir « la science, toute la science, rien que la science » dans les décisions à venir. Il a confirmé le caractère non obligatoire du délai de prévenance et la sortie de certains produits de la distance incompressible. Il a indiqué sa volonté de s’exprimer lui-même lors de la présentation du texte. Nous avons également obtenu la garantie que le traité de libre-échange avec les pays du Mercosur ne sera pas signé. Quant à la loi Egalim, un calendrier sera établi pour que la loi s’applique partout et la pression sera mise sur les acteurs par la DGCCRF (Direction générale du commerce, de la concurrence et de la répression des fraudes). Sur l’agribashing, Édouard Philippe a dit nous soutenir et être prêt à durcir la loi. La création du délit d’entrave et la convention syndicalisme/gendarmerie pour renforcer présence et surveillance sera signée dans les prochains jours.Les engagements du ministre de l’Agriculture sont ainsi confirmés par le Premier ministre. Nous attendons maintenant la concrétisation de ces annonces et saurons, si besoin est, rappeler au Premier ministre ses engagements.

D’après communiqué JA/FNSEA

N°1948 (48)

28 novembre 2019 | Semaine 48 1948
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L'édito

En action
La FNSEA et les JA ont appelé leurs adhérents à s’exprimer à nouveau le 27 novembre. En effet, si le président de la République a prononcé une parole compréhensive, les actes manquent et les agriculteurs sont toujours en attente. En attente de considération pour le rôle irremplaçable que nous jouons pour apporter à nos concitoyens une nourriture saine en quantité suffisante. En attente de compréhension pour que les pouvoirs publics décident enfin de ne plus imposer des normes qui créent des distorsions de concurrence à notre détriment. Pour qu’ils décident aussi de ne pas importer des produits agricoles soumis à des conditions de productions en deçà des standards européens. En attente de pragmatisme encore pour dépassionner un débat sur les pesticides qui tendrait à imposer des zones de non-traitement irréalistes, déconnectées des risques réels, niant au passage le professionnalisme des agriculteurs. En attente de résultats encore dans l’application de la loi consécutives aux États Généraux de l’Alimentation dont les effets sur le revenu des agriculteurs sont très nettement insuffisants. En attente enfin d’un ministre qui assume son rôle et cesse de reporter sur les autres sa propre responsabilité.

Arnold Puech d'Alissac, président de la FRSEA Normandie

N°1947 (47)

21 novembre 2019 | Semaine 47 1947
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L'édito

Capitale
Mercredi 27 novembre, l’ensemble des FDSEA de la moitié nord de la France, se mobilisera à Paris pour dénoncer les manquements de la loi alimentation et les distorsions de concurrence dont nous sommes victimes. Parmi celles-ci, les fameuses zones de non-traitement à proximité des habitations auront toute leur place. Je vous invite, d’ici là, à vous pencher sérieusement sur l’impact qu’aura une ZNT de 5 ou 10 m mesurée rappelons-le, non pas au pied de la maison mais à la borne de la parcelle cadastrale, sur votre exploitation. Demandez-vous comment vous aller gérer ces surfaces, si vous allez les cultiver ou les semer en herbe ? Comment allez-vous les entretenir ? Les déclarer à la PAC ? Est-ce que votre propriétaire vous déduira ces surfaces des fermages ? Quelles pertes économiques cela représentera encore ? Parce que toutes ces questions sont encore sans réponse, nous sommes opposés aux ZNT riverains. Mais nous sommes contre aussi et surtout parce que nous savons que par nos pratiques, notre qualification, nos outils, notre pragmatisme, nous ne traitons pas chez nos voisins. A l’aube de la décision finale, nous souhaitons, en allant à Paris, instaurer un rapport de force avec le président de la République, qui aura le dernier mot sur cette question. Le président Macron dans son discours à Mayotte a eu des mots en faveur de la profession. Parce que nous savons que la traduction en acte est souvent plus compliquée à obtenir, nous irons la chercher directement auprès du président à Paris. Notre mobilisation est une nouvelle fois capitale. Préparez-vous !

Stéphane Donckele, secrétaire général de la FNSEA 76

N°1946 (46)

14 novembre 2019 | Semaine 46 1946
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L'édito

Confiance
Cette semaine, à l’invitation de la chambre d’agriculture, le préfet de la région s’est rendu sur une exploitation maraîchère, touchée par l’incendie de Lubrizol. L’objectif de cette visite était double. D’abord, aborder la question des indemnisations et notamment des pertes subies par les producteurs en circuit court aujourd’hui particulièrement fragilisés par cette crise. Ensuite, enclencher une dynamique positive autour des produits agricoles issus des territoires des 132 communes. Car pour la profession agricole, il est nécessaire et urgent de consacrer des moyens, notamment financiers, pour mettre en avant les produits agricoles et ainsi redonner confiance aux consommateurs. On sait que certains de nos concitoyens, alors même que toutes les analyses sont bonnes, sont et seront réticents pour consommer des produits issus de la zone touchée. Cette « peur », irrationnelle ne disparaîtra qu’à grand renfort d’explication et de communication autour de la qualité et de la sécurité sanitaire de ces produits. Notre région jouit jusque là d’une bonne image dans l’esprit des consommateurs. L’incendie de Lubrizol a terni cette image et, encore une fois, les producteurs en sont les premières victimes. La FNSEA 76, la chambre d’agriculture feront tout pour que des moyens soient engagés pour que la Normandie redevienne partout, et dans l’esprit collectif, le pays des pommes, de la crème et du beurre.

Patrice Faucon, président de la FNSEA 76

N°1945 (45)

00 0000 | Semaine 45 1945
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L'édito

Ecoresponsable
Depuis plusieurs années des monticules de pneus s’amoncellent dans les exploi-tations agricoles, surtout celles ayant une activité en polyculture élevage. Des pneus en fin de vie qu’il est urgent de faire évacuer avant que leur dégradation n’engendre une pollution irréversible dans l’environnement. Grâce à l’initiative de la FNSEA 76, le gouvernement a enfin pris conscience de la problématique et a demandé aux professionnels des pneuma-tiques de créer un organisme de collecte nommé Ensivalor. Cette démarche de recyclage est un copier-coller de la procé-dure FNSEA 76 à savoir, les agriculteurs amènent à leur charge leurs pneus sur un site de collecte afin qu’un transporteur les emmène sur un site de traitement qui va les orienter vers les filières appropriées en fonction de leur état (50 % en valo-risation énergétique et 50 % en divers produits). A force de négociation et grâce à nos partenaires privés, la FNSEA 76 a réussi à atteindre un coût de reprise en dessous de 98 € HT / tonne pour la col-lecte de fin 2019. Actuellement la FNSEA pèse de tout son poids pour qu’Ensivalor maintienne au maximum ce prix pour les vingt prochaines années qui sont néces-saires à l’élimination de tous les stocks en
France.

Olivier Cleland, FNSEA 76

N°1944 (44)

31 octobre 2019 | Semaine 44 1944
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Phyto
Une nouvelle fois, France Télévision a placé les produits phytos au cœur d’Envoyé Spécial. Dans le même temps, en Seine-Maritime, deux visites d’exploitation avaient pour sujet principal les phytos. La première, autour du préfet Bisch et de la mission de coordination des plans de réduction de l’usage et de l’impact des produits phytosanitaires. La seconde pour le lancement de l’expérimentation Normandie Glyphosate 2021. Cet enchaînement d’évènements autour des phytos montre bien que le sujet est au cœur de la vie publique et qu’il a dépassé la seule sphère médiatique. Syndicalement, il y aurait une voie simple à prendre, celle du refus de tout débat, et de toute concession sur le sujet et une autre qui viserait à accepter toutes les injonctions de la société pour la réduction des phytos. Pour nous, syndicats majoritaires, la ligne est au milieu de ce guet(-apens). Evoluer, oui, mais pas n’importe comment. Enclencher une réflexion, basée sur la science et dans le respect strict des équilibres économiques des exploitations, voilà ce que nous portons, ce pour quoi nous nous battons. Il ne s’agit nullement de baisser les bras, de nous laisser faire mais bien de montrer, notamment en signant des chartes de bon voisinage, de démontrer que nos pratiques, sont bonnes et résolument tournées vers une réduction progressive et acceptable de l’utilisation des phytos. Nous devons garder la main sur ce sujet au risque de se le faire confisquer et donc imposer.

Daniel Couckuyt, vice-président de la FNSEA 76

N°1943 (43)

24 octobre 2019 | Semaine 43 1943
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Indemnisation
La nouvelle est donc tombée vendredi soir, vers 22 h. L’Anses venait de rendre son avis et permettait ainsi aux préfets, de lever toutes les restrictions. Pour les agriculteurs concernés, et bien au-delà, cette annonce est venue mettre fin à trois semaines particulièrement éprouvantes, tant humainement qu’économiquement. Au-delà de la satisfaction de pouvoir reprendre une vie agricole normale, la vraie satisfaction vient du fait que les résultats des analyses sont, comme le précise le ministère, « conformes dans leur forme consommée et présentent des résultats en deçà des valeurs réglementaires ». Pour autant, le dossier Lubrizol n’est pas clos et il convient maintenant d’ouvrir un autre chapitre, celui des indemnisations. Nous avons fait preuve de responsabilités, en jouant le jeu du principe de précaution imposé par l’Etat. Nous attendons maintenant que l’Etat, que Lubrizol, nous indemnisent de toutes les pertes. C’est l’enjeu du chapitre qui s’ouvre maintenant. Ne rien oublier, balayer la diversité de nos productions, de nos modes de commercialisation pour que chaque euro perdu à cause de cet incident, soit compensé. Nous sommes déterminés à obtenir, pour tous, la juste réparation des préjudices subis. Nous l’avons d’ailleurs réaffirmé lors de notre rencontre avec préfet de Région, samedi 19 octobre.

Stéphane Donckele, secrétaire général de la FNSEA 76

N°1942 (42)

17 octobre 2019 | Semaine 42 1942
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Ce n’est qu’un début !
Grâce à la pression syndicale à tous les niveaux, le préfet a pris l’arrêté tant attendu depuis les déclarations pour le moins hasardeuses du ministre de l’Agriculture. Cette annonce est une excellente nouvelle pour tous les producteurs de lait. Le rythme de la collecte va pouvoir reprendre et nous comptons sur les laiteries pour que tout cela se fasse au mieux et au plus vite. Naturellement, cette annonce est la conséquence des résultats d’analyses « favorables et en deçà des valeurs réglementaires » pour reprendre les termes officiels. En clair, notre lait et nos produits laitiers n’ont jamais cessé d’être bons. Sachons maintenant le dire pour que le consommateur ait à nouveau confiance en nos produits. Bien sûr, tout n’est pas terminé pour autant, et tant que des produits et des productions seront consignés et que les préjudices ne seront pas indemnisés nous nous battrons. Nous avons sollicité dès lundi soir, une rencontre avec le préfet pour faire le point sur les autres filières et demander des retours rapides d’analyses. Depuis le début de cette crise, nous nous efforçons de défendre chaque producteur, toutes les productions et soyez assurés que nous continuerons autant de temps qu’il le faudra.

Patrice Faucon, président de la FNSEA 76

N°1941 (41)

10 octobre 2019 | Semaine 41 1941
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L'édito

Tous mobilisés !
L’actualité agricole du moment, et même au-delà de notre sphère professionnelle, est bien sûr centrée sur les suites de l’incendie de Lubrizol. Parce que la situation est grave pour les agriculteurs concernés, la mobilisation professionnelle est nécessaire et salutaire. Chacun en conviendra aisément. Pour autant, il nous a semblé important de participer à la mobilisation nationale portée par la FNSEA et JA. Un peu partout, les agriculteurs se sont rassemblés pour demander aux citoyens, au gouvernement, si la France veut encore de ses paysans. L’interpellation peut paraître brutale. Mais, mise bout à bout, le dénigrement ambiant, les importations demain plus nombreuses à cause du Ceta et du Mercosur, les projets de ZNT, tout cela dans un contexte économique compliqué, nous interroge sur la volonté tout entière du pays de conserver son agriculture, ses agriculteurs. Cette action nationale doit servir de prise de conscience de ce mal-être agricole. C’est le sens de l’action que nous avons mené mardi, et que nous conduirons encore s’il le faut. Merci à ceux qui se sont mobilisés. Plus que jamais, dans cette double actualité chargée, nous nous devons d’être unis et solidaires, pour l’intérêt général.

Daniel Couckuyt, vice-président de la FNSEA 76

N°1940 (40)

03 octobre 2019 | Semaine 40 1940
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L'édito

Victimes
En début de semaine, le ministre de l’Agriculture, Didier Guillaume, s’est déplacé dans le département pour évoquer, enfin, les suites de l’incendie de Lubrizol. Dans sa communication, le ministre a affirmé avec aplomb et forte conviction, comme il sait le faire, que nous agriculteurs « étions les victimes » de cet événement et qu’à ce titre, nous devions être « indemnisés totalement » en ne manquant toutefois pas d’ajouter, « que ce n’était pas à l’Etat de le faire ». On ne peut toutefois que se réjouir de ces annonces, qui ne sont encore que des annonces. Les questions qui se posent maintenant, et auxquelles nous n’avons pas eu de réponses, sont « qui »,
« quand » et « combien ». Pour ce qui est du « qui » et du « quand », il est clair pour nous que les responsables doivent mettre la main à la poche, sans attendre la fin de la procédure qui sera de toute façon trop longue. Pour le
« combien », nous avons ré-affirmé au ministre que la perte subie par les agriculteurs devait être en totalité compensée. Pour l’heure et encore une fois, nous devons faire face à cette catastrophe. Jeter notre lait, consigner certaines de nos productions et demain, rassurer nos clients. Avancer sur le dossier de l’indemnisation, parer au plus pressé pour ceux qui sont en difficulté, rien n’est négligé. Espérons juste maintenant, que les retours d’analyses nous permettent au plus vite de reprendre notre activité. Vous pouvez compter sur notre engagement et notre détermination.

Stéphane Donckele, secrétaire général de la FNSEA 76

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