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N°2102 (02)

14 janvier 2021 | Semaine 02 2102
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L'édito

J’adhère.

En ces temps perturbés, beaucoup de nos concitoyens peuvent avoir le sentiment que l’individualisme, le chacun pour soi, est préférable à l’action commune, à l’intérêt général. Nous agriculteurs, savons pourtant que c’est collectivement que se sont bâties nos organisations économiques, mutualistes, syndicales et au final, nos grands acquis professionnels. Alors oui, j’adhère à la fédé parce que je reste convaincu qu’une profession ne peut être forte que si elle est unie et la gestion de la crise Lubrizol m’a définitivement convaincu. Et puis, je sais aussi que le syndicalisme a permis le retour d’une solution technique pour les betteraves, le maintien d’une exonération sur le carburant, un budget constant pour la PAC post 2020, d’éviter des ZNT à 150 mètres, une augmentation des retraites agricoles à 85 % du Smic, un allongement du congé maternité et j’en passe. Merci donc à tous ceux qui, par leurs cotisations et leurs engagements permettent d’obtenir ces acquis, et merci d’avance à ceux qui nous rejoindrons cette année. Notre métier est en transition, parfois attaqué par des positions dogmatiques sans fondement et nous aurons besoin d’être unis, solidaires pour continuer à avancer. Alors adhérons !

Stéphane Donckele, secrétaire général de la FNSEA 76

N°2101 (01)

07 janvier 2021 | Semaine 01 2101
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L'édito

Bonne année 2021.

Pour ce premier édito de l’année, et comme de coutume, je vous souhaite au nom de la FNSEA 76, une bonne et heureuse année 2021. Tourner la page de l’an passé est pour beaucoup un réel soulagement. Nous ne pouvons, maintenant, qu’espérer des jours meilleurs, au moins d’un point de vue sanitaire. Car pour le reste, l’année compte déjà son lot d’incertitudes. D’abord, mais nous y sommes habitués, nous restons dépendants de la météo, et d’un certain nombre de facteurs sur lesquels nous n’avons que peu de prise et qui conditionnent notre revenu et la vie de nos exploitations. Ensuite, nous devrons nous adapter, lutter parfois, pour que la décision publique ne contrarie pas, n’entrave pas outre mesure notre métier. Je pense ici par exemple à la question des phytosanitaires, au bien-être animal, et plus globalement aux normes et contraintes qui pénalisent notre activité, parfois par simple dogmatisme. Enfin, nous aurons à veiller pour qu’aux prochaines élections régionales, notre profession soit au cœur des préoccupations et des politiques publiques. En attendant, et une nouvelle fois, bonne année à tous.

Patrice Faucon, président de la FNSEA 76

N°2052 (52)

24 décembre 2020 | Semaine 52 2052
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L'édito

Un pas en avant, un pas en arrière.

Le gouvernement a présenté au monde agricole, le 4 décembre dernier, son projet de plan de protection des pollinisateurs.Nous avions cru que le gouvernement était devenu plus à l’écoute des agriculteurs et de la réalité du terrain, la preuve étant la récente avancée sur les néonicotinoïdes. Mais ce plan a été réalisé sans concertation avec le monde agricole ni en harmonie avec les autres pays européens. Le projet modifie les conditions d’homologation et d’utilisation des produits phytosanitaires et sera source de distorsion de concurrence majeure, une nouvelle fois au détriment des agriculteurs français. La FNSEA a pourtant exprimé de manière claire et volontaire son accord pour améliorer de manière ambitieuse la protection des pollinisateurs, qui rappelons-le, sont indispensables à la production agricole.Un choix incompréhensible car cela rend totalement inopérant le plan protéines qui vient d’être annoncé et soutenu dans le plan de relance ! Face à la montée de l’exaspération des agriculteurs sur le terrain, la FNSEA en appelle au Premier ministre et demande du pragmatisme et de la rationalité dans la méthode de prise de décisions qui impactent des filières entières. La voie du dialogue est encore possible, saisissons-la. Sans réponse, le terrain s’exprimera.

Fabrice Moulard, président de la FNSEA 27

N°2051 (51)

17 décembre 2020 | Semaine 51 2051
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L'édito

Claustration vs confinement…

Qu’il s’agisse des épizooties qui menacent nos élevages (peste porcine, grippe aviaire, maladie d’Aujeszky) ou de la lutte contre la Covid-19, la ligne de défense est la même. Claustrer ou confiner les individus pour éviter ou casser toute chaîne de contamination. Naturellement, cette stratégie ne vaut que si l’intégralité de la population concernée accepte de jouer le jeu. Pour le monde de l’élevage, cette claustration prévaut pour les éleveurs professionnels (qui rappelons-le sont en plus soumis à des règles de biosécurité drastiques) mais également pour tous les détenteurs et y compris pour les particuliers. L’enjeu est simple : éviter que le cochon ou la poule en contact avec la faune sauvage, n’attrape un virus, ensuite disséminé par son propriétaire ou à l’occasion de ses propres déplacements. S’il peut paraître absurde d’enfermer les trois poules qui picorent dans le jardin, cela reste le meilleur moyen de se prémunir contre l’arrivée dans nos élevages, d’une maladie aux conséquences sanitaires et économiques désastreuses. J’ajoute, s’agissant précisément de la PPA, que limiter les risques passe aussi par une réduction des populations des sangliers. Alors plus jamais, ayons les bons réflexes, adoptons les gestes barrières, claustrons… et régulons.

Xavier Van den Bossche, président de la section porcine FNSEA 76

N°2050 (50)

10 décembre 2020 | Semaine 50 2050
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L'édito

Faire vite.

Il reste désormais moins d’un mois avant que la sortie du Royaume-Uni de l’Union européenne ne devienne une réalité. Et le moins que l’on puisse dire, c’est que malgré les efforts réalisés pour trouver une sortie en bonne intelligence, on s’achemine à grands pas vers une sortie sans accord. C’est-à-dire qu’à compter du 1er janvier prochain, des droits de douane seront établis aux frontières entre l’Union européenne et le Royaume-Uni avec leurs contrôles aux frontières. Ainsi, les avancées patiemment construites depuis 1973 sont rayées d’un trait de plume et nous allons passer d’un régime d’échanges naturels et fluides à un régime d’échanges compliqués, pour ne pas dire tatillons, chronophages et coûteux. De là à ce que cela se traduise par une réduction des échanges entre les deux rives de la Manche, il n’y a qu’un pas. Un pas qui ne manquera pas d’affaiblir l’agriculture française, et normande en particulier, l’Angleterre étant un client privilégié et naturel au vu de la géographie. Si le peuple britannique a décidé de quitter l’Europe, ce sont ses dirigeants qui sont en passe de décider de le faire de la pire des manières. Certains y verront un gain d’indépendance, d’autres une démarche perdant-perdant. Au bout du compte, ce sont les acteurs économiques qui doivent à nouveau s’adapter et payer la facture des joutes politiques. A moins que dans les quelques jours qui restent… mais il faut faire vite, maintenant.

Patrice Faucon, président de la FNSEA 76

N°2049 (49)

03 décembre 2020 | Semaine 49 2049
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L'édito

Equité.

Cela fait 10 ans que les Etats membres de l’Union européenne travaillent sur le matériel de référence de l’analyse des taux cellulaires du lait pour plus d’équité via une réforme d’un système vétuste des années 70. Aujourd’hui c’est chose faite et quelle que soit la provenance du lait en Europe, nous aurons le même étalon pour calibrer et analyser notre produit.Cerise sur le gâteau, selon les tests effectués, il est favorable (à prendre avec précaution) pour nous les producteurs français. Nous pourrions avoir un goût amer en se remémorant nos historiques de résultats mais nous ne trompons pas de combat, car la réaction de modifier les primes qualités par les transformateurs arrive déjà sur le tapis ! Nous serons vigilants et intransigeants d’abord pour que ce nouvel étalon ne soit pas un prétexte pour modifier les grilles de paiement du lait, et ensuite pour son application rapide.  D’autres chantiers sont toujours en cours et notamment l’application de la loi des EGAlim et par ce biais la prise en compte pour les négociations du prix du lait, du coût de revient calculé par l‘interprofession. Depuis 2018 les premières marches sont franchies même s’il reste du travail à faire. Nous ne lâcherons rien et nous travaillerons pour que l’esprit de la loyauté entre transformateur et producteur s’applique. (Lire page 8)

Franck Grémont, président de la section lait de la FNSEA 76

N°2048 (48)

26 novembre 2020 | Semaine 48 2048
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L'édito

Ensemble.

Si la dérogation accordée à la vente des sapins de Noël a fait parler en interrogeant la notion de « produit essentiel », elle nous rappelle que les fêtes de fin d’année approchent et que cette période est cruciale pour l’économie de notre pays. On pense spontanément aux commerces des biens associés aux cadeaux de Noël. Mais cette période est aussi capitale pour le commerce alimentaire et donc pour tout le secteur des produits festifs : volailles, gibiers, produits de la mer, vins… sont mis à l’honneur sur nos tables de fête. Et cela représente donc un enjeu pour les agriculteurs à l’origine de ces produits. A l’heure où nous écrivons ces lignes, nous ne connaissons pas les modalités du déconfinement. Nous ne pouvons dire sous quelles contraintes va se dérouler la période de fin décembre-début janvier ni la période des achats qui préparent ces moments de retrouvailles en famille. Néanmoins, il nous semble essentiel de rappeler à nos concitoyens qu’ils peuvent, qu’ils doivent, choisir les produits français pour agrémenter leurs tables. Les agriculteurs français sont au travail pour maintenir la chaîne d’approvisionnement tout au long de ces périodes de confinement, comme ils le sont à longueur d’années. Composer des menus à partir de produits français, c’est faire d’une pierre deux coups : maintenir la tradition des repas de fêtes et reconnaître le savoir-faire et la qualité des produits que les agriculteurs français et leurs partenaires mettent à votre disposition.

Anne-Marie Denis, présidente FRSEA Normandie

N°2047 (47)

18 novembre 2020 | Semaine 47 2047
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L'édito

Factuel.


Définition : ce qui est de l’ordre du fait. La tendance est lourde quant à  l’absence de gestion des réseaux sociaux. Aujourd’hui, avoir un avis non éclairé sur tout et le répandre largement, gagne en puissance. Notre profession en est une des premières victimes, en raison de l’affaiblissement du crédit accordé à la parole des scientifiques en même temps que la suspicion généralisée. La crise du Covid a été un formidable révélateur ; en quelques mois anti-masques, anti-confinement, anti-vaccins, pro immunisation collective, pro Raoult, pro n’importe quoi d’ailleurs se sont succédé, oubliant au passage que les plus compétents étaient sans doute d’abord les scientifiques et les médecins. D’ailleurs souvent les gens commencent par dire : « je ne suis pas médecin mais je pense que… ». C’est transposable dans beaucoup de domaines y compris le nôtre, l’Agriculture. Surtout ne nous exonérons d’aucune responsabilité, nous avons le même goût pour nous considérer expert là où nous n’y connaissons rien. Ce qui fait dire que pour avoir la lucidité de se déclarer incompétent, il faut sûrement un minimum de compétences. Avant, les conspirationnistes, on les trouvait au bistro un peu éméchés et un peu cons, où seul leur voisin pouvait les entendre. Maintenant ils sont toujours éméchés et cons mais chez eux et ils sont sur les réseaux sociaux jouant un rôle d’amplificateur. Il serait temps d’établir une règle sur la toile qui différencie ce qui est de l’ordre du factuel, de ce qui ne l’est pas, sous peine d’avoir un nouvel Einstein qui nous démontrera que si Jésus a marché sur l’eau, c’est qu’il avait les pieds plats.

Stéphane Lecarpentier

N°2046 (46)

10 novembre 2020 | Semaine 46 2046

N°2045 (45)

05 novembre 2020 | Semaine 45 2045
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Seconde vague !

Depuis quelques jours, la FNSEA 76 et ses partenaires ont lancé la deuxième collecte de pneus usagés dans le département. Avec la même motivation, les mêmes partenaires mobilisés et l’apport financier et logistique de l’association nationale Ensivalor cette opération devrait, comme l’an passé, permettre de recycler plus de 2 000 tonnes de pneus, à des tarifs toujours avantageux pour les agriculteurs. Nous pouvons et devons être fiers de cette action, qui répond à un réel besoin et qui montre que « le collectif » a encore un sens et un avenir dans notre département. Car si certains en doutaient encore, ils doivent admettre que sans l’organisation syndicale FNSEA 76, soutenue par la chambre d’Agriculture, les JA 76, le monde mutualiste et coopératif, rien n’aurait pu se faire. Penser que l’on peut vivre et exercer son métier seul est une utopie. Si l’on ajoute à cela la récente avancée syndicale obtenue pour la filière betterave-sucre, pour ne citer qu’elle, on ne peut décemment et honnêtement dire que « le syndicat » ne fait rien et ne sert à rien. Bien sûr tout n’est pas parfait, évidemment, mais j’ai la conviction que c’est en se prenant en main, en s’engageant dans un projet collectif, en portant des positions ou simplement en adhérant, qu’on pourra faire bouger les lignes. Et cette action « pneus » en est le parfait exemple. J’en profite pour vous souhaiter bon courage dans ces moments difficiles que nous traversons actuellement.

Olivier Cleland, vice-président de la FNSEA 76

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