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362 anciens numéros

N°2202 (02)

13 janvier 2022 | Semaine 02 2202
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L'édito

I have a dream
Bientôt, je l’espère, nous sortirons enfin
de cette période délicate de pandémie.
Quoi qu’il en soit il est d’ores et déjà temps de penser à demain. Et justement, pour demain, je rêve d’un monde où chaque agriculteur vivra dignement de son métier. Je rêve d’un monde où l’on ne fera plus la distinction entre un système conventionnel et un système bio. Je rêve d’un monde où l’on ne parlera plus de “gros” ou de “petit” mais simplement de collègue, de confrère ou d’amis. Je rêve d’un monde où l’on transmettra facilement son exploitation à un jeune. Je rêve d’un monde où seuls ceux qui s’impliquent, critiquent !
Mais ce dont je rêve par-dessus tout, c’est un monde où tous les éleveurs,
les céréaliers, les maraîchers, et j’en passe, ne font plus qu’Un et s’unissent enfin contre ce système qui nous dévalorise et nous divise sans cesse.
J’en suis intimement convaincu, l’union fait la force et il n’y a qu’ensemble que nous pourrons sauver l’agriculture française et enfin vivre de ce métier que nous aimons tant. Mais ce rêve à un prix, celui d’une cotisation.

Justin Lemaitre, secrétaire général de JA 76

N°2201 (01)

06 janvier 2022 | Semaine 01 2201
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L'édito

Optimisme !
Les collaborateurs et le conseil d’administration de la FNSEA 76 se joignent à moi pour vous souhaiter une belle et heureuse année 2022. Alors certes, les perspectives à court terme peuvent déjà plomber l’ambiance et annoncer une nouvelle année compliquée. La crise sanitaire s’enlise, la croissance économique risque de s’essouffler, les décisions publiques agricoles inquiètent et le débat présidentiel peine à s’élever. Vu comme ça, l’optimisme nécessaire au lancement de cette nouvelle année peut sembler surfait. Mais s’y accrocher est plus que jamais nécessaire. Le front sanitaire va s’éclaircir, nos entreprises vont retrouver des niveaux de rentabilité acceptables, l’État va comprendre que l’agriculture doit être appréhendée autrement et la société enfin compter sur nous. Au-delà d’un vœu, il s’agit surtout d’une ambition pour notre organisation syndicale. Si nous ne pouvons agir sur le sanitaire, nous pouvons, ensemble, portés par l’esprit d’équipe, être acteurs sur les autres sujets et ainsi œuvrer pour faire de 2022 un bon millésime pour nos exploitations et pour nos familles. En attendant et une nouvelle fois, nous vous souhaitons une bonne année.

Patrice Faucon, président de la FNSEA 76

N°2151 (51)

23 décembre 2021 | Semaine 51 2151
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L'édito

À côté de l’écran !
À l’approche des fêtes de Noël et de leur cortège de cadeaux, Farming Simulator pourrait paraître comme un bon moyen de faire découvrir à la nouvelle génération les métiers de l’agriculture. Les jeunes, même non issus du milieu agricole, passent beaucoup de temps sur ce jeu.
Ce simulateur leur permet de se mettre dans le rôle d’un agriculteur ou d’une agricultrice et de choisir leurs productions. Il faut ensuite développer l’exploitation au fil des saisons et des aléas.
Notre ministre de l’Agriculture a même lancé, il y a peu de temps, un concours autour de ce jeu afin d’intéresser les jeunes « aux superbes métiers de l’agriculture ».
Une version récente du jeu permet de se mettre en mode multijoueur et donc de prendre un associé et partager du matériel.
Rêvons d’une prochaine version avec un mode Cuma et la possibilité d’adhérer à un syndicat ! L’épanouissement de notre métier c’est aussi de collaborer, de se rencontrer et de partager. Sachons montrer notre travail et nos valeurs mutualistes à nos jeunes pour qu’ils regardent un peu à côté de l’écran.

Philippe Levavasseur, vice-président de la FNSEA 76

N°2150 (50)

16 décembre 2021 | Semaine 50 2150
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L'édito

La ligne rouge.
En fin d’année, profitant probablement de la trêve des confiseurs pour passer sa réglementation en douce, le gouvernement devrait communiquer sur la nouvelle version des ZNT riverain. Au-delà de la distance qui nous sera imposée, cinq sujets nous préoccupent : la compensation économique, la prévenance des riverains, le sort des produits dits CMR2, la réciprocité en matière d’urbanisme et enfin, l’extension de ces ZNT aux lieux accueillant des travailleurs. Depuis le début, nous nous battons pour lutter contre cette réglementation, davantage politique que sanitaire. Alors à quelques jours d’une nouvelle version du texte, le réseau FNSEA redouble d’efforts pour alerter le gouvernement et l’ensemble des décideurs en leur demandant de remettre la science, la raison et l’économie au centre des débats. Nous ne pouvons accepter que des dispositifs soient imposés sans réels fondements techniques ni que les agriculteurs et propriétaires fonciers soient les seuls à assumer les contraintes et les pertes économiques liées. Si la société (ou ceux qu’ils l’ont influencé) veut ces ZNT, qu’elle assume jusqu’au bout. Si elle tient à ces distances autour de chez elle, qu’elle finance nos pertes et qu’elle réduise d’autant la taille de son jardin. Sur ce dossier comme sur d’autres, la société veut tout, sans accepter d’assumer le coût réel de ces incantations. Ça suffit.

Stéphane Donckele, secrétaire général de la FNSEA 76

N°2149 (4912)

00 0000 | Semaine 4912 2149
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L'édito

Se défendre ou pas…
Il y a deux manières d’appréhender la chose syndicale : l’adhésion ou l’indifférence. L’indifférence revient à considérer que finalement, l’action syndicale, celle qui consiste à défendre le métier ne sert à rien. Ai-je besoin que quelqu’un prenne la parole pour défendre le budget de la Pac au niveau européen ? Est-il nécessaire de se battre contre la volonté exacerbée des décideurs de faire un trait sur tous nos moyens de production ? Ai-je envie que quelqu’un intervienne dans mon canton pour contester un giratoire mal foutu ? Est-ce que je souhaite qu’un agriculteur prenne la parole dans les médias pour apporter la contradiction à nos détracteurs de tous poils ? Si, à ces questions, vous répondez comme moi par un oui massif, alors vous pensez comme tous les adhérents de la fédé que le collectif a encore du sens. C’est parce que des gens se mobilisent que l’ensemble du réseau FNSEA arrive à obtenir des acquis ou à atténuer des risques pour notre métier. Alors certes tout n’est pas parfait mais il est aussi du ressort de chacun de faire bouger les lignes. Nos organisations ont besoin de femmes et d’hommes engagés, de militants, adhérents pour exister. Alors, unissons-nous, rejoignez-nous pour que nos voix portent !

Patrice Faucon, président de la FNSEA 76

N°2148 (48)

02 décembre 2021 | Semaine 48 2148
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L'édito

La vraie vie.
Il y a quelques jours, le Sri Lanka, engagé dans une volonté absolue de n’avoir que des produits bio dans ses assiettes, a dû faire marche arrière, faute d’aliments en quantité suffisante pour tous. Que retenir de cet exemple exotique ? Qu’il ne peut y avoir qu’une seule agriculture, qu’un seul modèle, qui plus est quand ce dernier est idéalisé voire fantasmé. Produire sans engrais, sans phytos, sans intrants, est, à n’en point douter, le rêve de tous. Mais la réalité est ailleurs, la vraie vie nous impose d’autres choix. Protéger nos cultures, soigner nos animaux, fertiliser la terre n’est pas une fin en soi, mais une nécessité si l’on veut couvrir les besoins alimentaires d’une population mondiale en croissance constante. Empêcher les agriculteurs de produire, c’est produire de la faim. Le Sri Lanka vient d’en faire la démonstration. Espérons que cet exemple guide nos politiques vers davantage de raison. Le Pacte vert de la Commission européenne ne nous rassure pas, ni les remises en cause incessantes de nos moyens de production. Nous attendons qu’ils aient une réelle ambition pour une agriculture productive, à même de lutter contre la faim, et qu’ils cessent obstinément, aveuglément, sans raison ni fondement scientifique, de nous imposer des idéaux dangereux pour la souveraineté alimentaire mondiale.

Patrice Faucon, président de la FNSEA 76

N°2147 (47)

25 novembre 2021 | Semaine 47 2147
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Electoralisme.
En publiant ce week-end l’arrêté “pollinisateurs”, le gouvernement a, une fois de plus, cédé à la tentation de la surtransposition. En effet, avec ce texte, la réglementation française va au-delà de la règle européenne. Le ministre a beau prendre des engagements, confirmés par le président de la République, rien n’y fait. La décision prise ce week-end semble plus motivée par la satisfaction de clientèles électorales que par la référence à des données scientifiques et le pragmatisme dont le gouvernement se targue. Le rôle des agriculteurs pèse peu dans cette équation. Et sans l’intervention de la FNSEA, les agriculteurs seraient condamnés à appliquer les traitements phytosanitaires sur les heures de nuit exclusivement, tels des esclaves des temps modernes. Le pire a donc pu être évité et certaines dispositions de bon sens permettent de faire du plan autre chose qu’un simple arrêté anti-phytos comme il se résumait dans sa première version. Il reste qu’il faudra encore financer les actions qui doivent conduire à une meilleure connaissance des données, à une meilleure alimentation des ruchers et à une transition efficace pour que le plan “pollinisateurs” puisse produire les effets escomptés. Ce sera aux parlementaires de voter les budgets que la surtransposition impose.
Anne-Marie Denis, présidente de la FRSEA de Normandie

N°2146 (46)

18 novembre 2021 | Semaine 46 2146
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L'édito

COP26 et après…
Une nouvelle conférence pour le climat vient donc de s’achever à Glasgow, avec les espoirs déçus des uns, et les avancées envisagées des autres. Dans le même temps, en Normandie et partout en France, les agriculteurs ont été invités à échanger sur le thème du changement climatique dans le cadre des travaux de concertations voulus par le ministère sur le Varenne de l’Eau. Deux réunions ont ainsi eu lieu à Yvetot et Brémontier-Merval. Que retenir de ces deux temps d’échange ? D’abord, que le sujet ne passionne pas les foules. La faible participation des agriculteurs, certes très occupés à cette période de l’année, peut au mieux montrer un manque d’intérêt, au pire, une relative sérénité du monde agricole face au phénomène. Ensuite, que ce changement climatique est aussi perçu chez nous, comme une opportunité, en termes par exemple de potentiel de rendement, de nouvelles productions, voire de revenu complémentaire si on arrive à financer notre capacité à atténuer ce choc climatique. Tout cela ne pourra se faire, et c’est le message délivré par les exploitants dans ces réunions, que si nous sommes accompagnés pour le faire. L’adaptation de notre agriculture, de nos exploitations ne se fera que si tout notre environnement, de la recherche au financement, se met en ordre de marche...

Daniel Couckuyt, vice-président de la FNSEA 76

N°2145 (45)

11 novembre 2021 | Semaine 45 2145
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Au mérite !
L’agriculture va faire face à un vrai défi de renouvellement de génération. Dans les dix prochaines années, 50 % des agriculteurs auront atteint l’âge de la retraite. C’est sans précédent. Face à ce défi, notre territoire
regorge de jeunes motivés prêts à s’installer, à innover et à faire avancer notre métier. Pour s’en convaincre, il suffit de voir le nombre important de candidatures à
l’installation dans les dossiers Safer.
De plus, je suis convaincu que nous pourrons compter sur un vivier de personnes plus ou moins jeunes, non issus du milieu agricole, qui s’intéressent de plus en plus à notre beau métier.
Aujourd’hui, je relève deux enjeux majeurs. Le premier est de maintenir une mixité élevage-polyculture qui, selon moi, est une véritable force pour notre territoire et cela même si l’élevage est depuis quelques années mis à mal. Nous devrons trouver des solutions. Le second, primordial sur notre territoire, est la transmission.
Face à l’agrandissement excessif, la multiplication des montage sociétaire, la multi-participation, le contournement du droit des structures de la préemption Safer… il est nécessaire d’agir ! Nous devons sensibiliser les cédants et les accompagner en amont pour préparer l’arrêt d’activité et la transmission à un candidat à l’installation. Il est essentiel que les cédants privilégient le plus méritant au plus offrant !

Au mérite !
L’agriculture va faire face à un vrai défi de renouvellement de génération. Dans les dix prochaines années, 50 % des agriculteurs auront atteint l’âge de la retraite. C’est sans précédent. Face à ce défi, notre territoire
regorge de jeunes motivés prêts à s’installer, à innover et à faire avancer notre métier. Pour s’en convaincre, il suffit de voir le nombre important de candidatures à
l’installation dans les dossiers Safer.
De plus, je suis convaincu que nous pourrons compter sur un vivier de personnes plus ou moins jeunes, non issus du milieu agricole, qui s’intéressent de plus en plus à notre beau métier.
Aujourd’hui, je relève deux enjeux majeurs. Le premier est de maintenir une mixité élevage-polyculture qui, selon moi, est une véritable force pour notre territoire et cela même si l’élevage est depuis quelques années mis à mal. Nous devrons trouver des solutions. Le second, primordial sur notre territoire, est la transmission.
Face à l’agrandissement excessif, la multiplication des montage sociétaire, la multi-participation, le contournement du droit des structures de la préemption Safer… il est nécessaire d’agir ! Nous devons sensibiliser les cédants et les accompagner en amont pour préparer l’arrêt d’activité et la transmission à un candidat à l’installation. Il est essentiel que les cédants privilégient le plus méritant au plus offrant !

Emmanuel Roch, responsable dossier installation JA76

N°2144 (44)

04 novembre 2021 | Semaine 44 2144
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L'édito

Tirer profit !
L’inflation galopante que nous subissons (+ 9 % sur un an selon indice Ipampa) met en avant un problème majeur dans notre secteur : nos difficultés voire notre incapacité à répercuter la hausse de nos coûts de production et par la même, la valorisation de notre main-d’œuvre. Quand le boulanger voit ses charges augmenter, il n’hésite pas à vendre son pain plus cher. Alors pourquoi pas nous ? C’est justement pour permettre cette répercussion de la hausse de nos charges que la loi Alimentation a été revue. La version 2 donne ainsi la possibilité aux acteurs, dans le cadre d’une contractualisation pluriannuelle, de faire évoluer les prix d’achat des produits agricoles à la hausse ou à la baisse en fonction de l’évolution des coûts de production. Le cadre contractuel peut paraître contraignant mais il me semble nécessaire pour encadrer, sécuriser tout ou partie de nos ventes. Produire en sachant déjà qu’un pourcentage du volume est garanti, notamment en matière de prix, peut être source de sérénité pour l’exploitant, de pérennité pour son entreprise et confère aussi à l’acheteur, l’assurance d’un approvisionnement certain avec le cahier des charges attendu. Dans tous les cas, cette possibilité offerte par la loi doit être un signal pour tous nos acheteurs qui doivent davantage prendre en compte nos coûts de production. À quelque chose malheur est bon…

Daniel Couckuyt, vice-président de la FNSEA 76

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