Aller au contenu principal

Vols de GPS en série dans le département.

En Seine-Maritime, la gendarmerie nationale a alerté lundi la profession sur une recrudescence de vols d'antennes et consoles GPS sur des tracteurs de marque John Deere.

file-alt-63618
Très souvent les vols sont commis sur des lieux ouverts, non clôturés ou sous un hangar non verrouillé.
© © G. Coisel

Le phénomène a pris de l'ampleur cette semaine avec des préjudices élevés notamment pour une entreprise du pays de Caux. A chaque fois, il s'agit des mêmes types de matériels, sur des tracteurs de la même marque. Les auteurs opèrent toujours de la même façon, ils démontent et dérobent la console GPS ainsi que son antenne installée sur le toit des tracteurs et leur vol ne nécessite aucun outillage particulier.
Les vols d'antennes GPS sont commis en grande majorité en fin d'après-midi et en soirée. En effet, ces véhicules sont souvent laissés sans surveillance sur les exploitations agricoles ou dans les champs. Très facilement interchangeables entre les différentes marques de tracteurs, ces antennes sont particulièrement attractives pour une revente. Quant aux systèmes de guidage, bien que ceux-ci se trouvent à l'intérieur de la cabine, leur accès est aisé en raison de la faible protection des véhicules. La gendarmerie conseille de procéder au démontage des antennes et consoles GPS après chaque utilisation du tracteur, particulièrement le soir. Des écrous anti-vol peuvent être installés, notamment sur le mât supportant l'antenne GPS.
Un jeu de console et antenne peut valoir entre 10 000 et 20  000 euros, selon les options. Les pics de vols correspondent aux principales périodes de travail en plaine, les malfaiteurs étant bien renseignés. Le préjudice cumulé en France depuis 5 ans est estimé à plus de 6 millions d'euros. Plusieurs enquêtes sur des vols précédents ont conduit dans les pays de l'Est. Fin 2019, un groupe criminel international lituanien a été arrêté par des enquêteurs de la Somme et de l'Aisne. Ces mis en cause sont susceptibles d'avoir participé à une centaine de vols de GPS agricoles, à des vols de tracteurs, d'analyseurs de grains et de produits phytosanitaires, pour un préjudice avoisinant 2,5 millions d'euros.
Les gendarmes dispensent régulièrement à la profession des conseils pour éviter le vol. ça peut être mettre en place un éclairage extérieur, verrouiller les bâtiments, mettre les coupe-circuits, atteler le tracteur à un engin... Les forces de l'ordre insistent pour que les agriculteurs n'interviennent pas s'ils surprennent les malfaiteurs, mais préviennent immédiatement la gendarmerie et ne touchent à rien pour ne pas effacer des preuves éventuelles.
Très souvent mais pas toujours, les vols sont commis sur des lieux ouverts, non clôturés, ou dans un hangar non verrouillé.
Les voleurs réalisent souvent des reconnaissances. Tout véhicule inhabituel doit attirer l'attention. D'après la gendarmerie, la présence de caméras de surveillance permet de résoudre certaines affaires, il est donc vivement conseillé de penser à s'en équiper. o

Sous-titre
Vous êtes abonné(e)
Titre
IDENTIFIEZ-VOUS
Body
Connectez-vous à votre compte pour profiter de votre abonnement
Sous-titre
Vous n'êtes pas abonné(e)
Titre
Créez un compte
Body
Choisissez votre formule et créez votre compte pour accéder à tout l'Union agricole

Les plus lus

Le tas sèche à l'air libre ou bien à l'abri, toujours sous la forme d'un dôme de 3 m de haut minimum.
Des plaquettes de bois à la place de la paille

Les plaquettes de bois peuvent remplacer totalement la paille de litière. Leur prix d'intérêt est de l'ordre de 9,50 euros le…

Axelle Piednoël, aidée de sa famille et de quelques amis, a vendangé chaque matin durant 15 jours. 
Chez Axelle Piednoël, une qualité de récoltes au rendez-vous

Axelle Piednoël, 38 ans, a terminé de vendanger ses 2 ha de vignes situés à Bourg-Achard dans l'Eure. Si la quantité de…

Eau/irrigation : en finir avec les mythes

La revue Agriculture et Eau, fondée par Gil Rivière-Wekstein, a présenté, à l'assemblée générale des Irrigants de France, un…

De gauche à droite : Olivier Malaval, responsable développement de l'agriculture au Crédit Agricole Normandie Seine ; Laurence Sellos, présidente d'Avi'Normandie ; Bruno Mousset, directeur général du pôle amont du groupe LDC ; Yannick Bessin, président de la Société normande d'ovoproduits ; David Cassin, directeur communication et affaires publiques chez Sanders et François Bloc, directeur des Éleveurs de la Charentonne.
La Région à la conquête de la volaille normande
Face au changement climatique, à la hausse de la consommation et au poids des importations, la Région mise sur le développement…
Les nouvelles générations de transmission proposent une conduite plus économique sur la route avec une gestion affinée du régime moteur.
Circulation des engins agricoles : quelques rappels

La MSA, en partenariat avec Groupama, propose des réunions d'information sur la réglementation des engins agricoles pour…

Les cultures fourragères mais aussi le maraîchage et l'arboriculture sont au cœur du dispositif d'accompagnement départemental.
Fonds de réarmement : le guichet seinomarin est ouvert
Parmi les annonces de la ministre sur le plan Casi (canicule, adaptation,sécheresse, incendie) figure une enveloppe de 230…
Publicité
Titre
Je m'abonne
Body
A partir de 300 €/an
Liste à puce
Accédez à tous les articles du site L'Union agricole
Consultez le journal L'Union agricole au format numérique, sur tous les supports
Ne manquez aucune information grâce aux newsletters du journal L'Union agricole