L'Union Agricole 25 mars 2015 à 08h00 | Par lg

«Trois bouleversements majeurs vont modifier l’environnement agricole»

François Attali, directeur stratégique et R&D chez Sodiaal, est intervenu lors du congrès de la FNPL à Albi.

Abonnez-vous Réagir Imprimer
- © FNPL

«Trois bouleversements majeurs vont modifier l’environnement agricole : la croissance mondiale et la fin de la domination de l’Occident, le nouvel environnement technologique et scientifique ainsi que la fin de la génération du baby-boom », annonçait François Attali, directeur marketing stratégique et r&d chez Sodiaal, lors du congrès de la FNPL. La Chine est en face à face avec les Etats-Unis. Par contre, l’Europe est dans le dos des deux ! Ce n’est pas bon d’avoir les gens dans le dos ! », ironise-t-il. En 2050, 50 % de la consommation mondiale sera chinoise et indienne contre 10 % aujourd’hui et un tiers des 15-24 ans de la planète sera né en Afrique.

« De fait, la demande alimentaire va inévitablement croître ». Il alerte sur l’augmentation inévitable de la volatilité des cours puisque « la moitié du lait sera produit dans des conditions climatiques très incertaines », explique-t-il. Par ailleurs, « une ère nouvelle se développe au carrefour de la technologie et du biologique », rappelle-t-il. D’un monde rural de l’après-guerre, « nous allons passer à celui de la réalité augmentée », estime-t-il.

Cette transition sera d’autant plus rapide que la génération du baby-boom « qui gouverne les entreprises et le monde politique aujourd’hui », partira bientôt à la retraite. « En 2030, la génération née dans les années 2000 aura trente ans. Elle ne se posera plus les mêmes questions », habituée dès l’enfance aux nouvelles technologies. « Les frontières seront davantage des frontières d’opinion que géographiques. Le monde agricole devra faire face à un monde gouverné par l’opinion, la croyance populaire, mettant à mal les politiques.

La croyance primera sur la science ! ». Alors dans cet univers, quel sera le modèle économique agricole de demain ? Avec l’apogée de l’individualisme, est-on à la fin des luttes collectives ? « Notre enjeu réside dans notre capacité à articuler des modèles différents, car si l’on fait tous les mêmes choix, on se plantera tous en même temps ! », conclut François Attali. Il imagine plutôt le redéveloppement de modèles collectifs, plus souples par rapport à ceux développés auparavant par certains partis politiques trop « idéologiques et monolithiques».

Réagissez à cet article

Attention, vous devez être connecté en tant que
membre du site pour saisir un commentaire.

Connectez-vous Créez un compte ou

Les opinions émises par les internautes n'engagent que leurs auteurs. L'Union agricole se réserve le droit de suspendre ou d'interrompre la diffusion de tout commentaire dont le contenu serait susceptible de porter atteinte aux tiers ou d'enfreindre les lois et règlements en vigueur, et décline toute responsabilité quant aux opinions émises,

Les ARTICLES LES PLUS...

À LA UNE DANS LES RÉGIONS

» voir toutes 20 unes régionales aujourd'hui