L'Union Agricole 08 juin 2017 à 08h00 | Par L'Union Agricole

« Terr’Avenir Normandie », s’offre un nouveau nom pour ses dix ans

Quatre-vingt deux entreprises agricoles euroises et seinomarines gèrent plus de 9 000 hectares en intégrant l’environnement au cœur de leurs pratiques. Aujourd’hui, elles veulent que cela se sache.

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Pour les dix prochaines années, les membres de l’association veulent communiquer sur leur travail auprès de l’administration et des OPA.
Pour les dix prochaines années, les membres de l’association veulent communiquer sur leur travail auprès de l’administration et des OPA. - © Catherine Hennebert

«Terr’Avenir Normandie » s’est offert un nouveau nom « Terre de Normandie » et vient de fêter ses dix ans d’existence le 23 mai à Muchedent. A cette occasion, les membres de cette marque collective ont fait un bilan des actions réalisées sur leurs exploitations agricoles durant cette dernière décennie et aujourd’hui ils se sentent prêts à communiquer sur leur travail.

Management environnemental en agriculture
« Notre vision pour les dix prochaines années est de faire reconnaître notre travail auprès de l’administration et des OPA, de poursuivre l’innovation et l’optimisation sur nos exploitations. Nous voulons aller plus loin dans l’approche globale de l’entreprise », a précisé le président Laurent Haye.
Marque déposée et gérée par CerFrance, Terr’Avenir est présente dans onze régions. Cela représente 25 000 hectares et 350 personnes. L’association normande compte aujourd’hui 82 entreprises agricoles et une surface de 9 523 hectares. « Le concept Terr’Avenir va plus loin que le mode coopératif car les membres adhérents s’engagent ensemble sur leurs pratiques en faveur du développement durable et de la responsabilité sociétale. On part du principe que si les exploitations progressent, la société sera gagnante », précise Vincent Delochre, directeur conseil chez CerFrance Seine Normandie.

Une aventure humaine
Terr’Avenir Normandie a été créée en 2007 par Joël Faict, agriculteur à Fresnay-le-Long. Couvrant les départements de l’Eure et de Seine-Maritime, elle est basée sur une démarche innovante, volontaire et collective : l’amélioration continue de l’entreprise agricole dans le domaine du management environnemental en agriculture.
Les associations en démarche Terr’Avenir proposent aux agriculteurs d’aller vers la certification Iso 14001 qui concrétise toutes les actions des membres en faveur du management environnemental. En 2017, 57 entreprises normandes sur les 82  sont dans le périmètre de la certification Iso 14001.
Bilan carbone, éco-conduite, essais bas volumes, travaux sur la responsabilité sociétale… ont été les premiers travaux engagés rapidement. Si les indicateurs de consommation d’engrais sont restés stables depuis dix ans, les membres de l’association affichent tous une forte baisse de leur consommation de carburant, près de 72 % de fuel en moins depuis 5 ans. Dans les champs, moins de travail du sol et des couvertures permanentes rendent les sols porteurs et vivants (106 vers de terre /m2). Sur les exploitations, des stockages de carburants et d’huile aux normes, des déchets triés, des consignes affichées, une équipe de collaborateurs formés… « cette gestion éclairante permet de diminuer les risques professionnels et d’être beaucoup plus serein avec la réglementation et la visite du contrôleur », ajoute Philippe Dilard, membre de Terre de Normandie.
Aujourd’hui, l’association, animée par Charline Haye, poursuit un travail de fond autour de plusieurs axes :  qualité de l’eau  ; santé et sécurité du personnel  ; plus de biodiversité et moins de consommation d’énergie fossile ; participation à la vie des territoires en leur offrant des entreprises durables ; reconnaissance de l’expertise de l’association sur les marchés et la vie des territoires.
Chaque membre s’est engagé dans un pôle de travail suivant sa sensibilité et pourra suivre des formations adaptées au thème choisi. 
Parallèlement au travail de reconnaissance, Terre de Normandie réfléchit à la mise en place d’une filière pour la valorisation des productions. Cette démarche agri-éthique s’appuierait sur des engagements d’ordre économique, social et environnemental avec en face un contrat de prix de la matière première.  Autre piste de travail sur la valorisation, le « Céréale Tour » qui consiste à rencontrer les organismes stockeurs de la région pour travailler ensemble. La première rencontre aura lieu le 6 juin prochain avec les Ets Lepicard Agriculture.

Reconnaissance
Dans l’objectif de faire connaître le travail des membres de l’association auprès des élus, Nathalie Thierry, conseillère régionale et maire de Clères, a été invitée à cette journée d’anniversaire. Elle a jugé exemplaire cette démarche collective et a assuré qu’elle la remontera auprès de Clotilde Eudier, en charge de l’agriculture à la Région.

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