L'Union Agricole 14 décembre 2017 à 14h00 | Par Florence Gérouard

Qualité de l'air : les bonnes pratiques agricoles

Il existe des liens entre les niveaux de pollution atmosphérique et l'état de santé de la population. La qualité de l'air est une problématique environnementale et sanitaire d'importance qui concerne tout le monde.

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- © JC GUTNER

Les départements de l'Eure et de la Seine-Maritime connaissent des épisodes de pollution de l'air récurrents. Ils sont donc concernés par un plan de protection de l'atmosphère (PPA) en cours jusqu'en 2018.
Son élaboration, pilotée par le préfet de région et réalisée par la Dreal (Direction régionale de l'environnement, de l'aménagement et du logement), en concertation avec l'ensemble des secteurs d'activité et notamment la profession agricole, a permis non seulement de prendre conscience de la contribution du secteur agricole à l'émission de certains polluants atmosphériques, mais également de mettre en évidence les pratiques agricoles favorables à la qualité de l'air. De nombreuses pratiques sont déjà mises en place sur les exploitations.
En effet, l'agriculture est concernée par l'émission de particules dans l'air et plus particulièrement par l'émission d'ammoniac, dont 97 % sont d'origine agricole. Les sources sont diverses et si les épandages et les bâtiments d'élevage en sont les principales, les cultures sont également concernées. De nombreuses pratiques, favorables à la qualité de l'air, sont également favorables à d'autres enjeux, et sont positives pour l'économie de l'exploitation : réduction des achats des engrais minéraux, de la consommation de carburant...

- © Chambre d'agriculture de Seine-Maritime

Les leviers d'action
Les leviers d'action sont connus et si certains comme la couverture des ouvrages de stockage des effluents peuvent être difficiles à mettre en place pour des raisons techniques ou économiques, d'autres sont plus à la portée des agriculteurs et leur développement permettra de contribuer à l'amélioration de la qualité de l'air respiré.
Les productions végétales peuvent également apporter leur contribution. Toutes les techniques permettant de positionner finement les apports azotés en fonction du besoin des plantes, et ainsi d'éviter la volatilisation de l'azote, sont favorables à la qualité de l'air. La réalisation de bilans et de reliquats azotés, le fractionnement ou l'utilisation d'outils de pilotage de la fertilisation, techniques déjà très répandues en application de la Directive nitrates, en sont de parfaits exemples.

- © Chambre d'agriculture de Seine-Maritime

Fiches d'information

Les chambres d'agriculture de l'Eure et de la Seine-Maritime, en partenariat avec la Dreal, ont réalisé des fiches d'information sur les bonnes pratiques agricoles pour la qualité de l'air en élevage, en productions végétales mais aussi pour le traitement des déchets ou la consommation des engins agricoles. Elles seront prochainement consultables sur les sites Internet des chambres d'agriculture de l'Eure et de la Seine-Maritime.

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