L'Union Agricole 13 mars 2015 à 08h00 | Par Laurence Geffroy

Les blondes d’Aquitaine de Normandie en force au Simagena

Le Sima n’est pas qu’un salon du machinisme agricole. Il a accueilli du 22 au 26 février pas moins de 250 bovins de huit races différentes.

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Les éleveurs adhérents de l'Aseban
Les éleveurs adhérents de l'Aseban - © Aseban

Parmi les huit races bovines présentes au Simagena à Villepinte, la blonde d’Aquitaine était bien représentée. En Normandie et en particulier dans les départements de l’Orne et de Seine-Maritime, cette race se développe. Pour preuve, l’association des éleveurs de blonde d’Aquitaine de Normandie (Aseban) a organisé le concours « open-show » de la race le 23 février à Villepinte.

« Nous étions quatre éleveurs de l’association », témoigne Claude Freulet, administrateur et éleveur à Douvrend en Seine-Maritime.

Une préparation exigeante

Préparer un animal à un concours, c’est du travail. « C’est comme un pilote qui prépare sa voiture. On adapte l’alimentation pour que l’animal exprime tout son potentiel génétique, squelettique et musculaire. Ainsi, Coccinelle suit un régime spécial concours depuis trois ans. Elle a son propre parc à l’herbage et en stabulation, car elle est conduite à part », explique l’éleveur. Sa vache de huit ans a fini avec les honneurs au Sima puisque c’était sa dernière sortie. Elle a terminé première de sa catégorie vache adulte suitée avec son veau Jaguar. Elle a également été désignée championne adulte suitée.

A noter qu’un autre éleveur de Seine-Maritime, Jean-Philippe Démarquet, a terminé troisième dans la même catégorie avec Feve. Claude Freulet a également remporté un deuxième prix avec le taureau Inuit et un premier prix avec la génisse Image. Dans son élevage, il y a jusqu’à trois origines différentes mais c’est toujours la même origine qui finit en tête. « Participer à ces concours, pour nous, c’est une reconnaissance du travail effectué. »

Production d’embryons

Coccinelle est retournée dans son parc à Douvrend. Une nouvelle carrière de production d’embryons s’ouvre pour elle tandis que son propriétaire, Claude Freulet, lui, se prépare déjà aux prochains rendez-vous pour la race, le 12 avril à la régionale Nord Picardie (Poix-de-Picardie) et le 10 mai pour une vente de génisses à Briouze (Orne).

Une race récente

La race blonde d’Aquitaine est une race jeune, créée en 1962 à partir de trois rameaux : la pyrénéenne, la quercy et la garonnaise. Comme son nom l’indique, son berceau est dans le sud-ouest mais elle connaît une belle expansion dans tout l’ouest du pays, jusque dans la Somme. Son grand format, ses bonnes aptitudes au vêlage et son rendement de carcasse a su séduire de plus en plus d’agriculteurs. « Pour ma part, je l’ai adoptée en 1994 et je ne le regrette pas. J’apprécie son fort potentiel en rendement de carcasse, avec un pourcentage important de viande noble. »

Le département de Seine-Maritime compte 8 161 blondes d’aquitaine dont 475 inscrites (25 élevages) à l’organisme de sélection, avec une augmentation de 16,8 % entre 2013 et 2014. Passionné de génétique, Claude Freulet a vu une évolution dans l’orientation de la race. « Le standard est plus précis avec format et couleur, il est de plus en plus difficile de faire sa place dans les concours du type Simagena ».

 

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