L'Union Agricole 17 septembre 2020 à 08h00 | Par L'Union Agricole

Le plan de relance, levier pour préserver la filière lin ?

Une délégation de trois députés français s’est rendue en Pologne début septembre et a pu constater le dynamisme de la filature de Safilin.

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L’entreprise Safilin produit chaque année environ 3 000 tonnes de fil à destination des marchés mode et linge de maison.
L’entreprise Safilin produit chaque année environ 3 000 tonnes de fil à destination des marchés mode et linge de maison. - © D. R.

Dans le cadre du groupe de travail parlementaire sur la filière du lin face à la crise de la Covid-19, Xavier Batut, député de Seine-Maritime, accompagné de Séverine Gipson, députée de l’Eure, et de Jean-Marie Fiévet, député des Deux-Sèvres, s’est rendu en Pologne, du 1er au 3 septembre derniers, pour constater sur place le dynamisme de la filature Safilin, avec deux sites de production et 550 employés. La délégation parlementaire a d’abord été reçue à Varsovie, mardi 1er septembre, par Frédéric Billet, ambassadeur de France en Pologne, pour une rencontre très stimulante sur les enjeux de la filière du lin en France et plus largement en Europe. Le lendemain, les parlementaires et deux membres de la direction de la Confédération européenne du lin et du chanvre, sont allés à Szscytno pour visiter la filature au mouillé de l’entreprise Safilin. Cette entreprise française produit chaque année environ 3 000 tonnes de fil à destination des marchés mode et linge de maison.

 

Excellence du fil de lin européen

Les parlementaires ont également pu apprécier le savoir-faire de l’entreprise dans la préparation des fibres, produites dans des teillages de Normandie, des Hauts-de-France ou encore de Belgique, permettant à Safilin de proposer un produit unique et contribuant à l’excellence du fil de lin européen. « Safilin, une entreprise du groupe A. Salmon, porte actuellement des réflexions sur la relocalisation d’une partie de son activité de filature, en France, se réjouit Xavier Batut. Cette entreprise a très à cœur de répondre à l’intérêt croissant des consommateurs et des professionnels pour une meilleure traçabilité des produits textiles et pour une fibre naturelle respectueuse de l’environnement, ne nécessitant que peu d’intrants pour sa culture ». De plus, ce secteur nécessite de la main d’œuvre :« Filateur, ce n’est pas un métier, c’est une somme de savoir-faire » a souligné Olivier Guillaume, directeur de Safilin. La question de la formation a été abordée. De longs échanges ont également été tenus entre les députés et les représentants de la filière sur la nécessité de soutenir la recherche et le développement, notamment pour la fibre à destination technique. A leur retour, les parlementaires ont été reçu par Julien Denormandie, ministre de l’Agriculture, pour travailler sur les attentes de la filière dans le cadre du plan de relance. Beaucoup d’attentes sur les difficultés de la filière devraient trouver des solutions dans la partie agricole du plan, par exemple, pour soutenir le stockage de paille chez les liniculteurs, soutenir l’innovation, et pour s’adapter aux évolutions climatiques... Au niveau textile, ce serait aussi une occasion de retrouver une souveraineté nationale avec la réimplantation de filature en France.

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