L'Union Agricole 07 février 2019 à 12h00 | Par Laurence Geffroy

Jeunes bergers yvetotais, en route vers le SIA.

La finale normande des Ovinpiades s’est tenue le 31 janvier à Rouge-Perriers (27). Valentin Vigneron et Pierre Lefebvre, du lycée agricole d’Yvetot, iront en finale nationale à Paris, lors du Salon international de l’agriculture le 23 février.

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Valentin Vigneron et Pierre Lefebvre du lycée agricole d’Yvetot représenteront la Normandie aux Ovinpiades du SIA, le 23 février.
Valentin Vigneron et Pierre Lefebvre du lycée agricole d’Yvetot représenteront la Normandie aux Ovinpiades du SIA, le 23 février. - © D.R.

La compétition était rude sur l’exploitation de Françoise Prevost pour avoir l’honneur de représenter la région Normandie avec 50 élèves de six établissements (Yvetot, Tôtes, Le Robillard, Le-Mont-Saint-Michel, Coutances). Ce concours organisé chaque année est une invitation pour les jeunes des lycées à découvrir le métier d’éleveur ovin, au travers de gestes concrets et d’échanges avec des éleveurs. Victime de son succès, il permet à des milliers d’élèves en France de manipuler des brebis et de se projeter dans cette production que souvent, ils connaissent peu.

Des épreuves pratiques et théoriques
La finale normande est supervisée par un jury composé d’enseignants, d’éleveurs et de techniciens, à l’initiative des organisations professionnelles locales. Les candidats sont âgés de 16 à 24 ans et ils incarnent l’espoir de l’élevage ovin. Le concours est constitué de six épreuves pratiques : trier les brebis avec un smartphone, apprécier la santé d’une brebis, manipuler et évaluer l’état corporel, parer les onglons, évaluer l’état d’engraissement des agneaux, choisir un bélier qualifié. En plus, il y a deux épreuves théoriques : un quizz et une épreuve de reconnaissance des races.

Vocations
Ce challenge organisé par Interbev, l’enseignement agricole et le programme inn’ovin, a pour but de susciter des vocations ovines chez les jeunes. Au cours de la prochaine décennie, 61 % des éleveurs de brebis allaitantes partiront à la retraite. Pour assurer le renouvellement des générations et le maintien de la production, c’est 10 000 éleveurs qu’il faudrait installer. Grâce à cet évènement médiatique, la filière souligne les atouts de la production : une PAC favorable, un bon maintien des prix, une demande en viande d’agneau supérieure à l’offre, un retour sur investissement plus rapide que dans d’autres filières. •

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