L'Union Agricole 21 janvier 2019 à 12h00 | Par Catherine Hennebert et Simon Huet

JA 76 et FNSEA 76 battent la campagne.

C'est à Offranville, que la liste JA 76/FNSEA 76 a lancé son cycle de rencontres sur le terrain. Pour la réunion du 8 janvier à Offranville, Luc Smessaert, vice-président de la FNSEA est venu soutenir la liste seinomarine et apporter son éclairage national.

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A Offranville le 8 janvier. De gauche à droite, Laurence Sellos, Aline Catoir, Luc Smessaert, Guillaume Cabot.
A Offranville le 8 janvier. De gauche à droite, Laurence Sellos, Aline Catoir, Luc Smessaert, Guillaume Cabot. - © Simon Huet


Tour à tour, Sébastien Windsor, Aline Catoir, Sébastien Levasseur et Anne-Marie Cleland ont décliné les quatre grands axes du projet porté par la liste JA 76/FNSEA 76. Profitant de la présence de Luc Smessaert, particulièrement engagé à la FNSEA sur le vaste sujet de la communication, un focus a été fait sur l'axe 4 du projet intitulé « Reconnecter la société à son agriculture ».
Pour Luc Smessaert si en effet le dénigrement du métier est à la mode, « il faut cependant garder à l'esprit que nos concitoyens sont attachés à leur agriculture et à leurs agriculteurs. Cela ne veut pas dire qu'il ne faut rien faire et attendre que cela passe, mais au contraire cibler nos actions directement auprès des consommateurs, des citoyens ». C'est d'ailleurs dans cet esprit qu'a été lancé Agridemain, plate-forme de communication mettant en avant les agriculteurs eux-mêmes.
« Nous sommes convaincus à la FNSEA que nos messages passeront d'autant mieux si nous les portons nous-mêmes ». Pour le vice-président de la FNSEA, ce que les gens attendent « c'est de comprendre ce que nous faisons. Je ne dis pas qu'en montrant nos pulvérisateurs les citoyens les plus réticents vont mieux accepter les phytos, mais je suis convaincu que si on ne fait rien, on est certain de ne pas y arriver ». Pour conclure, Patrice Faucon a souligné que « notre ambition, pour demain est d'en faire plus pour accompagner les exploitants dans cette démarche de communication et d'ouverture. Bien sûr nous continuerons à oeuvrer pour que les revenus s'améliorent mais aussi pour que les exploitants soient à nouveau fiers de ce qu'ils font.»

Saint-Vaast-Dieppedalle
La seconde réunion s'est tenue à Saint-Vaast-Dieppedale, dans une exploitation laitière, tournée vers la valorisation à la ferme et la vente directe. « Si nous avons fait ce pari, c'est un peu par affinité pour la vente et l'accueil et beaucoup pour obtenir une meilleure valorisation de notre lait », explique Hélène Follet. Pour cela, explique-t-elle ensuite, l'exploitation a dû évoluer, et en premier lieu, en optant pour la race normande, « dont le lait est plus adapté à la réalisation de crèmes glacées ». Cette évolution du système d'exploitation illustre l'ambition portée par la liste JA76/FNSEA76, résumée dans le programme sous un titre évocateur.

Accompagner les évolutions
Pour JA76 et FNSEA 76 la chambre doit continuer d'accompagner les projets innovants, tant en faveur du revenu ce qui peut passer par l'amélioration des performances économiques et techniques des exploitations, qu'en faveur de l'environnement, de la biodiversité et plus globalement, pour répondre aux attentes multiples de la société. Sur ce dernier aspect, Guillaume Burel précise que « nous ne sommes pas prêts à tout accepter, sans fondement scientifique, sans évaluation économique ». A titre d'exemple, « la FNSEA est opposée à la séparation du conseil et de la vente car cette mesure représentera un surcoût pour les exploitations, sans pour autant garantir une réduction des produits phytosanitaires. Ce « savoir dire non », qui nous a permis d'obtenir au tribunal l'annulation du SDAGE Seine Normandie, devra encore nous guider dans l'avenir ». Préférant « agir plutôt que de subir les interdictions, nous devons chercher des solutions », complète Sébastien Windsor. La chambre d'agriculture, la FNSEA, JA et une quarantaine de partenaires ont ainsi proposé un contrat de solutions au gouvernement pour travailler sur les nouvelles pratiques et faire face aux impasses. « Cela témoigne de notre volonté d'agir, d'évoluer, mais pas sans nous, pas n'importe comment  », ajoute Sébastien Windsor.


Prochains rendez-vous
18 janvier au Gaec Fréret avec Joël Limouzin, vice-président de la FNSEA et
Julien Caillard, membre du bureau de Jeunes Agriculteurs à  Brémontier-Merval.
22 janvier au Gaec d'Escures, 5 hameau d'Escures  à Saint-Martin-Du-Manoir.

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