L'Union Agricole 07 mars 2019 à 12h00 | Par Catherine Hennebert

GRTgaz a présenté son bilan normand 2018.

Pour les projets de production de biométhane, les demandes de raccordement ont doublé.

Abonnez-vous Imprimer
Poste d'injection  de biométhane à Messeï (61).
Poste d'injection de biométhane à Messeï (61). - © ©GRTgaz


« Au cours de l'année 2018, GRTgaz a enregistré une augmentation de 6% des consommations normandes de gaz.  Cette hausse est significative dans le secteur de l'industrie (+7%) qui représente 64% de la consommation régionale de gaz », a annoncé Frédéric Moulin, délégué territorial Val de Seine GRTgaz.
En Normandie, ce sont près de 50 clients industriels qui sont reliés directement au réseau. 683 communes sont desservies par le réseau de la société gestionnaire du transport de gaz en France.
« L'augmentation concerne le développement de l'usage du gaz pour le réseau urbain et une augmentation de la demande du secteur agroalimentaire, notamment la sucrerie Saint Louis d'Etrepagny qui poursuit son passage du charbon au gaz ».
La demande de raccordement de projets biométhane aux réseaux gaziers a doublé en 2018. En Normandie, elle est l'un des plus dynamiques de France. Il y a aujourd'hui un site relié au réseau gazier, il s'agit de Vitaligaz à Etreville (27) et en 2019, une nouvelle unité de méthanisation sera mise en service à Messeï dans l'Orne. Portée par un collectif d'agriculteurs, elle produira 29GWh/an, l'équivalent de près de 2000 logements. 54 sites sont en projet en Normandie qui pourraient alimenter 117 800 logements. La Région et l'Ademe apportent des subventions aux projets car cette énergie renouvelable répond aux objectifs de quatre politiques : produire une énergie renouvelable et locale, renforcer le rôle du monde agricole, valoriser les déchets agricoles et organiques, améliorer la qualité de l'air avec le biométhane qui peut être utilisé comme carburant pour les véhicules (bioGNV).
En 2018, il y a eu des avancées significatives pour aider le développement de la méthanisation  : le droit à l'injection avec la Loi Egalim et la réfaction de 40% sur le prix du raccordement des sites biométhane au réseau de transport. Il existe cependant des points de vigilance car début 2019, des annonces décevantes ont été faites dans le cadre de la programmation pluriannuelle de l'énergie (PPE) : les volumes de production sont revus à la baisse et la volonté de l'Etat de baisser le prix du rachat du biométhane. « Si la production est mature, la filière injection du biométhane est encore trop jeune et nous pensons que cette baisse est trop rapide. GRTgaz travaille donc pour faire des propositions concrètes. Nous poursuivons notre développement notamment sur le bioGNV avec l'ouverture de cinq nouvelles stations en 2019. GRTgaz investit également 11MEUR pour répondre au développement économique du Grand Port Maritime de Rouen », précise Frédéric Moulin.

Les commentaires ont été suspendus pour cet article

Les opinions émises par les internautes n'engagent que leurs auteurs. L'Union agricole se réserve le droit de suspendre ou d'interrompre la diffusion de tout commentaire dont le contenu serait susceptible de porter atteinte aux tiers ou d'enfreindre les lois et règlements en vigueur, et décline toute responsabilité quant aux opinions émises,

sondage du mois Loading...

89truetrue
chargement...
Merci de sélectionnez au moins une valeur

À LA UNE DANS LES RÉGIONS

» voir toutes 23 unes régionales aujourd'hui