L'Union Agricole 07 avril 2021 a 11h00 | Par V.P.

Fromage : une année 2020 exceptionnelle.

Les achats de fromages par les Français pour leur consommation à domicile ont battu tous les records en 2020, pandémie oblige.

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Selon les chiffres de FranceAgriMer, les Français ne se sont pas privés de fromage l’année dernière avec des hausses de consommation spectaculaires pour la mozzarella ou la raclette.
Selon les chiffres de FranceAgriMer, les Français ne se sont pas privés de fromage l’année dernière avec des hausses de consommation spectaculaires pour la mozzarella ou la raclette. - © Pixabay

Le fromage avait plusieurs atouts à jouer dans cette période particulière. Il peut être utilisé en ingrédient, alors que le fait maison a progressé, notamment pendant le premier confinement. Il est synonyme de réconfort, lorsqu’il est fondu notamment.

Il sait jouer la carte de la convivialité avec les raclettes, ou des repas un peu plus raffinés avec les AOP. Il apparaît aussi comme une composante du menu, notamment le soir, pour un repas facile et rapide. Selon les données de Franceagrimer – Kantar, la hausse était de 9,4 % pour les fromages au lait de vache.

A noter les belles performances de la mozzarella (+21,2 %), de la raclette (+12,2 %) et du comté (+8,2 %). Toutes les catégories sont bien orientées, même les fromages qui avaient tendance à ralentir ces dernières années, comme le coulommiers (+5,6 %) et le camembert (+2,2 %). Les fromages de chèvre ont progressé de 7,2 %, tirés notamment par les achats de chèvre affiné (+7,9). En brebis aussi, indicateurs au vert, avec une progression de 5,5 % des achats, le Roquefort a aussi enrayé son déclin (+5,4 %). Les fromages au lait de vache ont davantage progressé en conventionnel qu’en bio (+6,2 %), ce qui n’est pas le cas du chèvre bio (+32,2 %) et du brebis bio (+5,5 %).

A noter que ces très bons chiffres de ventes à domicile cachent la chute des débouchés vers la restauration commerciale et en partie collective.

En pratique

Les importations japonaises de produits laitiers sont très centrées sur le fromage, à près de 300 000 tonnes l’an dernier, loin devant le lactose, environ 80 000 tonnes, selon des données présentées par Jean-Marc Chaumet, agroéconomiste à l’Idele lors d’un récent webinaire organisé par Business France. La moitié des envois français de produits laitiers vers le Japon sont d’ailleurs des fromages.

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