L'Union Agricole 09 avril 2021 a 10h00 | Par Lucie Debarenne

|Spécial viande bovine| Elvea 76 valorise les bovins localement.

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Eric Dujardin, président d’Elvea 76.
Eric Dujardin, président d’Elvea 76. - © L. DEBARENNE

Dans le contexte actuel où les consommateurs privilégient le local pour leur alimentation, il est important que les éleveurs puissent répondre à cette demande et fournissent les grandes surfaces ou les boucheries artisanales. Les associations sont là pour encadrer ces démarches et aider les éleveurs à trouver des débouchés qui répondront d’une part aux attentes des consommateurs sur un approvisionnement local mais également sur le bien-être animal et le respect de l’environnement.

Et d’une autre part répondre aux besoins des éleveurs afin d’avoir des prix plus rémunérateurs lors de la vente de leurs bovins grâce à la prise en compte des coûts de production définis par l’institut de l’élevage.

 

Cahiers des charges

Afin de répondre à ces attentes, les éleveurs adhérents de Elvea 76 sont contrôlés tous les ans selon les cahiers des charges définis. Notamment une alimentation composée de fourrage et de pâturage, et deux audits définis au national : le Boviwell pour le bien-être animal et le CAP2ER pour l’environnement et le stockage carbone de l’exploitation. Ces résultats sont exploités afin de communiquer sur la filière agricole et montrer les points positifs de l’élevage.

A ce jour, comme le rappelle son président Eric Dujardin, Elvea 76 travaille avec quelques magasins des enseignes Intermarché sur le département qui alimentent leur rayon boucherie traditionnel avec des éleveurs de Seine-Maritime : Rouen Contanstine avec des génisses Blonde d’aquitaine, Montville avec des génisses Limousine, Rouxmesnil-Bouteille avec des boeufs Charolais et Criquetot l’Esneval avec des génisses Blonde d’aquitaine.

Ce partenariat entre les Elvea de France, l’abattoir de la SVA Jean Rozé et les enseignes Intermarché, a été signé en 2019. Depuis deux ans, ce partenariat a permis de valoriser 240 bovins et le nombre d’animaux n’a de cesse d’évoluer. « Nous sommes aujourd’hui en moyenne à 3 bovins commandés par semaine dans les magasins et qui sont planifiés entre les éleveurs, les acheteurs et l’association afin de pouvoir fournir tout au long de l’année. »

En complément de ces démarches locales, via la Loi Egalim, il y a une demande d’évolution pour une contractualisation des animaux en label rouge. Les labels sont un gage de qualité connu du grand public et qui seront reconnus dans les rayons des supermarchés. Elvea 76 est habilitée depuis octobre 2020 à qualifier des éleveurs en label rouge.

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