L'Union Agricole 18 juillet 2019 à 11h00 | Par catherine hennebert

« Eleveur et Engagé », un équilibre commercial entre les acteurs.

Dans une logique de proposer des produits locaux, Metro France se lance dans la démarche « Eleveur et Engagé » assurant à l’éleveur d’être rémunéré à hauteur de son travail

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- © C.Hennebert

Metro France, la fédération nationale bovine et les Jeunes Agriculteurs se sont retrouvés le 9 juillet chez Jérôme et Isabelle Grisel pour la signature officielle du lancement chez Metro de la démarche « Eleveur et Engagé ». Une exploitation du Pays de Bray a été choisie pour l’évènement.

La famille Grisel, adhérente à Elvea 76, élève des charolaises au Mesnil Lieubray et est investi dans la démarche « Eleveur et Engagé » qui a pour objectif de rémunérer les éleveurs à hauteur de leur coût de production. Metro est le premier grossiste professionnel à s’être lancé dans cette démarche initiée par la FNB et les JA en juin 2016.

« Eleveur et Engagé est une démarche que nous avons lancée il y a trois ans avec les Jeunes Agriculteurs, pour avoir la capacité de dire à la distribution que nous avons un super produit à leur proposer mais que nous voulons une logique économique derrière » explique Cédric Mandin, secrétaire général de la FNB.

UN COÛT DE PRODUCTION DE 4,50 EUROS

« Avec cet accord, nous pouvons proposer de la très bonne viande à nos clients de la restauration et nous rémunérons l’éleveur en conséquence. Un coût de production de 4,50 euros est pris en compte.

La rémunération de l’éleveur est comprise dans ce prix. Nous sommes en test depuis le 25 avril dernier sur cinq entrepôts pilotes dont celui de Rouen. Pour les 23 animaux traités durant cette période, 6 333 euros ont été redonnés aux éleveurs, en plus du prix négocié » ajoute Benoît Feytit, directeur général de Metro France qui se réjouit également d’avoir un rôle sociétal en se lançant dans la démarche : « Nous pourrons dire que Metro participe au maintien des paysages et des écosystèmes ».

Metro fournit 75 % de la restauration commerciale indépendante. La viande de boeuf est un marché en progression chez le distributeur car la demande des restaurateurs augmente pour des produits de qualité. 60 % du boeuf vendu chez Metro est d’origine française.

Le protocole d’accord signé ce 9 juillet concerne des animaux nés, élevés et abattus en France, de race charolaise, issus d’élevages adhérents à la charte des bonnes pratiques d’élevage, âgés de moins de 8 ans et ayant une finition correspondant à la demande en restauration. Les animaux doivent être minimum six mois par an en pâturage et l’alimentation du troupeau doit être assurée à 80 % de fourrage.

La viande doit avoir maturé au minimum 10 jours entre la date d’abattage et la date de service dans les restaurants.« Une démarche de prix rémunérateur telleque celle initiée par Eleveur et Engagéest la seule condition à l’installation desjeunes » précise Guillaume Gauthier, encharge du dossier viande bovine aux JA. La période test se fait pour le moment surles entrepôts de Caen, Nanterre, Nantes,Rennes et Rouen. Mais il y a d’autres demandes ailleurs, en région Rhône-Alpespar exemple.

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